La prochaine Réunion du comité Désirs d’Avenir Castelnau-de-Médoc aura lieu
Jeudi 29 OCTOBRE 2009
A 20 Heures
Salle 10 de l’ancien collège
Castelnau-de-Médoc (33)
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Ségolène dans les Médias
Ségolène Royal
invitée
Rendez-vous Presse
Ségolène Royal
Ségolène Royal était quand même crispée, mais offensive, sur CANAL+ mardi 17 novembre. Le clash avec Vincent Peillon a laissé des traces.
1. Ségolène Royal a toujours eu du mal à s’adoucir pour convaincre. Elle semble autoritaire. C’est sans doute une marque de fabrique de nombre de dirigeants. Qui a dit que de Gaulle, Chirac ou Mitterrand étaient des doux qui cherchaient davantage à convaincre par persuasion qu’autorité ? Je l’avais rencontré, quelques semaines après la défaite (cherchez les archives de ce blog, vers le mois de juin 2007). Elle conservait une rancoeur, a posteriori extraordinairement maîtrisée, contre ses “camarades” qui n’avaient cessé de savonner la planche pendant la campagne de 2007. Ses propos contre Peillon samedi à Dijon étaient durs, trop durs. Il suffisait d’un peu de courage à l’intéressé pour répliquer violemment. Ce que Peillon n’a cessé de faire depuis dimanche. Dommage.
2. Il est toujours facile d’accuser les médias. C’est vrai. Il n’empêche. Concernant Ségolène Royal, l’indulgence médiatique est inexistante. Le moindre de ses écarts fait l’objet de tirs en mitraille. C’est évidemment agaçant. C’est évidemment injuste. Ségolène Royal a subi des attaques inouïes de la part de politiquement proches. Honnêtement, à sa place, je les aurais décapités. En politique, seule la victoire compte. Les adversaires de Ségo ont souvent plus de prises en attaquant la personne et son comportement que ses idées. C’est un constat, pas une critique.
3. Néanmoins, accuser les médias ne sert à rien. Il faut être précis. Il aurait fallu expliquer, simplement, que certains journaux aiment davantage les désaccords de méthode, les explications de textes, les conflits de personnes que les sujets de fonds. Absent des discussions de Dijon, j’ai dû chercher, enquêter, comprendre. Ségolène avait-elle pris d’assaut la tribune ? Non. Elle était assise parmi d’autres. Elle a tenu une conférence de presse, à l’heure du déjeuner, pour expliquer – trop violemment – ses idées. La violence des un(e)s et des autres est chose courante en politique. Sarkozy, en son temps, voulait accrocher à un croc de boucher certains de ses opposants. Rien de tout ça au Parti Socialiste.
4. Ségolène Royal a voulu – et veut toujours – récupérer son ancien courant. Celles et ceux qui la soutiennent devraient s’en réjouir. En politique, il faut disposer de troupes, et notamment dans des partis. Les “destins” individuels sans soutien partisan sont voués à l’échec. Ségolène Royal a compris, peut-être un peu tard, que Vincent Peillon tentait de lui chiper ses troupes. Peillon avait raison d’engager le débat sur le fonds, et non sur les personnes. Ségolène a raison de vouloir récupérer. Dans un combat politique, il n’y a que quelques naïfs pour penser qu’on devrait échanger, discuter, partager sans se préoccuper de contrôler un courant à défaut d’un parti. Comment reprocher à Ségolène Royal de vouloir maîtriser des courants ?
5. Ségolène Royal ne parlait pas au cercle parisien. Elle parlait au peuple. L’expression paraît pompeuse. Quand l’attaque médiatique (on a cru un instant que Peillon et Royal s’étaient défiés en duel, un matin humide dans la campagne) est aussi violente, il faut répondre que ce n’est pas si grave. Ségolène ne s’adressait pas aux militants ultra-informés, supporters ou opposants. Elle parlait à ceux qui n’en sont pas. Cela peut dérouter. cela a toujours dérouter. Cela énerve au PS et ailleurs. Certains voient encore le PS comme une élite inspirée: on a raison, on définit notre programme, on choisit notre candidat(e). Les Français votent enfin. Ce temps est dépassé. Les sympathisants vont et viennent.
La démarche d’Europe Ecologie est à ce titre exemplaire. Les personnalités et les idées s’affrontent. Mais personne ne se voit présidentiable. On peut discuter, s’engueuler. Les arrière-pensées d’écuries présidentielles sont absentes des engueulades, des discussions. Voici peut être le meilleur attelage: un mouvement fort qui irait soutenir le/la candidat(e) d’un autre camp, proche mais différent. Un rêve sans doute.
Source : http://sarkofrance.wordpress.com
Cela va en surprendre plus d'un.
Ségolène Royal est vraiment décidée à « mettre les mains dans le moteur du PS ». Elle est déterminée à le faire. Au nom des valeurs qu'elle défend qui sont bafouées. Au nom des militants qui le lui demandent depuis des mois.
Ils sont militants, d'origines très diverses, avec une vie active hors politique. Dans de très nombreux départements, ils viennent d'être élus par les militants de base du courant l'Espoir à Gauche, celui qui a soutenu et qui soutient Ségolène Royal, pour être candidats aux élections régionales.
Elus par les militants, ils se font pourtant dégommer par des manœuvres d'appareils les
plus détestables pour une seule et unique raison leur fidélité à Ségolène Royal et à la démarche politique qu'elle incarne. Derrière ces coups bas, cet empêchement de la démocratie,
Vincent Peillon le même qui déclarait « on est élus, on n'est pas des clowns ».
Mais « ce qui a été décidé, le vote des militants, ne peut pas être remis en cause par une manœuvre
d'appareil ».
Et ce phénomène ne date pas d'hier. La fidélité à Ségolène Royal et à ce qu'elle incarne
a souvent été la raison de la mise à l'écart de l'élimination de nombreux militants socialistes.
Ces militants, ceux qui ont porté l'espoir de la rénovation de la politique, sont donc bien décidés à défendre les fondamentaux. La démocratie jusqu'au bout y
compris au Parti socialiste. Ce sont eux qui avaient demandé à Ségolène Royal de se joindre à eux à Marseille puis à Dijon malgré l'opposition de Vincent
Peillon.
Pensant que les insultes de Vincent Peillon sont inacceptables, ils ont lancé une pétition qui rencontre un vif succès (plus de 1500 signataires en moins de 2 jours...).
C'est pour défendre ces militants qui partagent l'idée que la politique doit se faire autrement que Ségolène Royal s'engage dans le courant l'Espoir à gauche aux côtés des Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Najat Vallaud-Belkacem, Gaëtan Gorce, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Kamel Chibli...
Et elle a commencé à le faire cette semaine. Certains responsables départementaux du PS ont ainsi reçu un appel téléphonique de Ségolène
Royal. Elle aura sans doute eu à coeur de rappeler justement l'importance du vote des militants, de tous les militants.
Pour ceux qui en douterait, voilà après sa venue à Dijon, une preuve de plus de sa
détermination.
Ségolène Royal, scandalisée par la relaxe, apporte son soutien total aux familles de victimes de la catastrophe d’AZF. Elle demande en appel l’application du principe de précaution qui aurait dû conduire à des sanctions sévères.
"Après huit ans d’attentes déçues, j’apporte un soutien sans faille aux familles de victimes de la catastrophe AZF et j’approuve sans réserves l’appel décidé par le Parquet.
Après avoir lu attentivement le jugement, j’observe que l’arrêt rendu hier par le Tribunal pointe les « défaillances organisationnelles » de l’usine AZF, pourtant classée Seveso 2 et les « dérives » dans la gestion des déchets ; il dénonce la cohabitation d’un atelier de produits chlorés et de nitrates et s’inquiète de l’absence de barrière étanche entre ces deux produits chimiques, pourtant incompatibles ; il souligne la « manœuvre grossière » de l’entreprise Grande Paroisse, propriétaire de l’usine, qui aurait « cherché à tromper la religion du tribunal, démontrant un parti pris fort éloigné de la recherche de la vérité ». Autant de mises en causes graves, autant d’agissements inacceptables. Et pourtant, malgré l’accumulation des fautes et des négligences, malgré les manquements moraux et légaux de Total et de Grande Paroisse, l’arrêt se conclut par la relaxe. C’est incompréhensible.
Incompréhensible, l’absence de prise en compte du principe de précaution, qui impose aux entreprises de prendre toutes les mesures nécessaires à la sécurité des salariés et des riverains. Incompréhensible aussi, l’absence de réformes pour mieux établir la responsabilité pénale de prédateurs et de course au profit, provoquant des catastrophes industrielles et sanitaires, ainsi que le demande la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés. Si la négligence reste impunie si l’irresponsabilité est récompensée, il y aura d’autres AZF."
Ségolène Royal
Après des décennies de vénération de Jean-Paul Sartre, en France et dans le monde entier, Albert Camus, son pendant humaniste et sa victime, est enfin reconnu à sa juste valeur.
La révolte sans renier le respect de l'homme, le conflit entre tentation révolutionnaire et responsabilité personnelle notamment, l'engagement sans la soumission à une idéologie totalisante : toute cette délicate dialectique rejaillit à travers Albert Camus.
Que l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, président bling-bling, très-chrétien puis ridicule, veuille panthéoniser l'auteur de L'Homme révolté est précisément révoltant...
Parce que, toujours en campagne le Président qui n'a jamais su endosser l'habit présidentiel, croit pouvoir redorer son blason sur le dos de Camus et de notre Panthéon...
CARDINAL DE RETZ
"Les grands hommes sont souvent de grandes raisons pour les petits génies."
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