Fermeture d'Heuliez dans les Deux-Sèvres: Ségolène Royal met la pression

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

La présidente PS de la région Poitou-Charentes s'est rendue chez l'équipementier automobile ce lundi et a réclamé des fonds. Elle doit rencontrer Christine Lagarde à ce sujet dans la semaine...

Elle a fait un petit calcul. «L'enveloppe du FSI (Fonds stratégique d'investissement) est d'un montant de 400 millions d'euros et on nous refuse 10 millions» pour Heuliez, a déploré Ségolène Royal, en s'adressant aux salariés de l'entreprise, rassemblés devant l'entrée principal de l’usine à Cerizay.

«Je souhaite une clarification de la distribution du FSI et je veux savoir pourquoi ce refus», a-t-elle ajouté.

Avant de reprendre la route pour Poitiers, Ségolène Royal, qui doit rencontrer Christine Lagarde mercredi à propos d’Huliez, a gentiment mis la pression: «On me dit que les gens à la tête du FSI n'auraient pas un regard bienveillant à l'égard d'Heuliez. Je ne peux le croire. De plus, j'espère que le refus n'est pas le résultat d'une pression exercée par un groupe concurrent. Je ne peux l'imaginer».

«Il ne faut pas torpiller Heuliez mais lui tendre la main»

Un comité d'entreprise extraordinaire (CCE) s'est tenu ce lundi après-midi dans une entreprise meurtrie. L'usine a fermé ses portes lundi et les salariés ont manifesté dans les rues de Cerizay avant la tenue du CCE. Heuliez est confronté à des difficultés de financements depuis plus d'un an. Selon la CFDT, la société risque une cessation de paiement en avril qui menacerait l'emploi des 1.000 salariés.

L'aide du FSI est a seule bouée de sauvetage à laquelle s’accroche la société pour poursuivre son activité. «Mardi, nous sommes reçus à Bercy et nous ferons tout pour sauver le site», a confié le président du directoire Paul Queveau, dont la famille est propriétaire de la société. «Nous avons fait le point de la situation. Il nous manque les 10 millions d'euros que le FSI ne semble pas disposer à nous verser. Sans cette somme la société est en difficulté».

Pour Paul Queveau, la direction en accord avec les salariés préconise «une solution globale, la seule favorisant l'emploi, alors que le gouvernement préfére une scission de l'entreprise, une solution avec plusieurs partenaires. Mais nous laissons la porte ouverte.»
«Il n'y a aucune raison de laisser se scratcher cette entreprise qui possède un savoir-faire, des salariés, un projet et peut compter sur l'aide de la région. Il ne faut pas torpiller Heuliez mais lui tendre la main», a conclu une Ségolène Royal vindicative.

Publié dans Ségolène Royal

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