A la recherche d'économies : Bayrou, Royal et les anciens ministres vont-ils perdre leurs gardes du corps ?

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Cette semaine, le parlement a voté son collectif budgétaire. On connaît donc le budget définitif de l'Etat pour l'année 2009. Sans surprise, le budget atteint un déficit record de 104 milliards d'euros. Face à la crise, le gouvernement n'a pas hésité à débloquer des fonds supplémentaires. Dans le même temps, l'heure est aux petites économies, si l'on en croit Marianne.

Parmi les multiples privilèges des responsables politiques (voitures avec chauffeur à vie pour les anciens Premiers ministres par exemple), il y a la sécurité des personnalités de premier plan avec la mise à disposition de gardes du corps. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce privilège n'est pas forcément un luxe. Les personnalités politiques reçoivent parfois des menaces de mort, comme l'ont montré les envois récents de courriers à Alain Juppé et certains ministres avec une balle de revolver dans l'enveloppe.


En France, c'est le service de protection des hautes personnalités (SPHP) qui assure la sécurité des responsables politiques de premier plan. Les ministres, mais aussi les anciens Premiers ministres, les anciens ministres de l'Intérieur, bénéficient de la protection du SPHP, qui comprend plus de 770 fonctionnaires de police. Les anciens candidats à l'élection présidentielle ont également des gardes du corps, financés par l'Etat, lors de leur déplacement sur le terrain.

Selon l'hebdomadaire Marianne, le gouvernement pourrait décider de réduire le nombre de bénéficiaires de cette protection rapprochée :

"La semaine prochaine, une réunion programmée à l'Elysée devrait décider... de priver de gardes du corps Ségolène Royal et François Bayrou. Entre autres. Crise oblige, le Service de protection des hautes personnalités (SPHP) va réduire le nombre de gorilles à la disposition des ex-candidats à l'Elysée, mais aussi des anciens ministres de l'Intérieur (Joxe, Pasqua, Chevènement, Vaillant, Baroin) ou des ex-présidents du Sénat Christian Poncelet et René Monory*. Rappelons que, sur les 770 fonctionnaires du SPHP, 80 sont dévolus au seul service de Nicolas Sarkozy lui-même".

Affaire à suivre donc.

Page Lue dans Marianne

"Royal et Bayrou privés de gorilles", Marianne n°625, 10 avril 2009

*Article écrit avant le décès de René Monory

 

Source : http://www.politique.net

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