Ouf ! Etant donnée la joyeuse ambiance qui régnait dans les
rangs compte – suites de la sortie du livre sur les irrégularités post-rémoises, mauvais résultats des partielles en Ile-de-France, multiples velléités centrifuges de députés
socialo-écologistes et de partisans d’un élargissement des alliances – les résultats de la consultation du 1er octobre sont accueillis comme un moindre mal. La direction ne s’attache guère au
taux de participation (47%), pas très brillant. Elle préfère insister sur le nombre de votants, plus présentable (90 000 contre 68 000 en 1995 lors du questionnaire Jospin et pas loin de
100 000 lors du referendum interne de décembre 2004 sur le traité européen) sans être mirobolant. Reste que pour un scrutin « historique », on pouvait s’attendre à mieux.
Honorables, ces résultats présentent une - petite – surprise. Les adhérents du PS ont encore plus massivement plébiscité le non-cumul des mandats que l’organisation de primaires ouvertes. On s’attendait plutôt à l’inverse mais, visiblement, le lobbying des grands élus n’a guère eu d’impact. Une exception, et de taille : le Languedoc-Roussillon, où Georges Frêche recueille par candidat interposé un très net succès. « Vous m’aimez comme je vous aime » a lancé dans un communiqué le « baron de Septimanie » a l’adresse des militants socialistes. On en aurait presque les larmes aux yeux.
Dans les prochains jours, la direction va mettre en place les groupes de travail afin de donner un contenu concret à ce que Martine Aubry qualifie de « bel exercice de démocratie ». Chacun le sait, le plus dur va commencer.
S’agissant de la répartition des mandats, les «
cumulards » auront fort à faire face à la large majorité (plus de 70%) qui s’est exprimée en faveur d’un règlement plus restrictif. Mais ils n’ont pas dit leur dernier mot. Quant à la
perspective, adoptée elle aussi comme un seul homme, d’aller vers un mandat parlementaire unique, elle sera difficile à concrétiser avant 2012. On notera au passage que les sénateurs ont obtenu
qu’il ne soit pas question de leur imposer la parité (ni des sièges réservés à la « diversité ») lors du prochain renouvellement de 2011… Contrairement aux députés.
- Le corps électoral. Il faudra disposer des
listes électorales afin de vérifier les inscriptions – c’est tout à fait faisable et légal, assure Olivier Ferrand, le président de Terra Nova – et dresser plusieurs dizaines de milliers de
bureaux de vote pour deux tours. Si l’on veut que la consultation soit un large succès il faudra que les électeurs aient la possibilité de se pré-inscrire mais aussi de venir s’inscrire au
dernier moment, le jour-J, afin de voter. Du reste, l’organisation des primaires exige, assurent ses promoteurs, que plusieurs dizaines de milliers (jusqu’à 50 000) bureaux de vote soient
dressés. Les militants socialsites y suffiront-ils ?
- Le projet. Elire un candidat, ce n’est pas seulement choisir une
personnalité, c’est se prononcer sur un projet et même un programme. Quid, dés lors, du projet du PS ? Un exemple au hasard : si Ségolène Royal était choisie, c’est sa position sur la taxe
carbone et non celle du PS qui serait choisie.
Les choses sérieuses ne devraient sans doute vraiment commencer qu’après les régionales. Mais cela n’exclut pas que d’ici là, on assiste à quelques passes d’armes. Voire quelques bourre-pif.
Vendredi 13 février
Salon des intercommunales
Intervention de Gilles Savary sur "Intercommunales, entreprises publiques, quelle place en Europe" à Liège (Belgique)
Mardi 17 février
Bureau National : Siège du PS, rue de Solférino
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