" Ça va mal finir "

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

4891368845_ddde8d1dc2.jpg« Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l’ordre. L’ordre seulement, mais l’ordre complètement (…). Il semble que notre président n’ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l’on rend la justice Place Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l’Elysée… »

 (…) « Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble (…). J’aurais aimé qu’à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de L’Affiche rouge. Parce qu’il parle de Manouchian et que le poème d’Aragon est lové dans l’écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers « mais nos frères pourtant » ont davantage honoré la France que ces « bons Français » qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l’avons fait. Parce qu’ils portaient « des noms difficiles à prononcer », parce qu’ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et – qui sait – une résistance cachée. »

François Léotard, un homme qui connaît bien le chef de l’Etat, dans son livre Ça va mal finir (Grasset, 2008).

 

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