Il y a 20 ans un mur tombait, le mur de la honte, le Mur de
Berlin.
Et aujourd'hui, où en sommes-nous ?
D'autres murs se sont construits, visibles ou non.
Le mur entre Israël et la Palestine (voir photographie), l'Arabie Saoudite avec le Yémen et bientôt un mur
avec la frontière irakienne, l'Inde et le Pakistan, la Chine et la Corée du Nord, l'Ouzbékistan et le Kirghizistan... Des dizaines de murs qui au fil des années se sont érigés au détriment des
populations.
Et que dire du mur américano-mexicain ?
Est-ce la solution à l'immigration massive de Mexicains vers les Etats-Unis ?
Que dire du mur - dont aujourd'hui un pan de 6 mètres de haut a été détruit - entre Israël et la Palestine ?
Un mur construit sur 700 kilomètres, soit disant pour protéger les Israéliens d'attaques terroristes.
Mais au fond, les vrais terroristes ne seraient-ils pas ceux -là même qui construisent aujourd'hui et demain les murs de la honte ?
Des murs pour se voiler la face, des murs pour ne pas voir les problèmes en face et surtout des murs pour ne pas régler pacifiquement les problèmes, les tensions, les doutes des uns et des
autres. Une méfiance de l'autre qui s'installe peu à peu, véhiculer par des hommes politiques cyniques qui préfèrent lancer des débats sur l'identité nationale d'un peuple plutôt que de penser,
de proposer des solutions pour les générations actuelles et les générations futures, divisées par des murs au quatre coins du monde.
Des murs de verres aussi.
La place de la femme toujours trop étroite dans les entreprises et en politique.
Une représentation des cultures encore trop faible.
Un manque de diversité dans la politique : à quand une France, une politique métissée ?
Des murs de haine vis-à-vis des "autres".
Diviser un peuple pour mieux le contrôler.
Il y a moins de deux ans, les étudiants grecs étaient par milliers dans les rues pour manifester leur colère, leur ras-le-bol, leur mécontentement face à une société qui n'entend plus, qui ne
regarde plus en face, les maux des jeunes et des moins jeunes.
En Iran, où des milliers d'étudiants continuent à lutter pour la liberté d'expression, pour leur liberté. Et pendant ce temps, certains préfèrent parler Grippe A...
A chacun ses priorités.
Et aujourd'hui, en Autriche et en Allemagne où les étudiants se soulèvent pour conserver un modèle universitaire ouvert à tous.
Et demain ?
Il y a vingt ans les citoyens faisaient tomber un mur.
Aujourd'hui, qu'attendons-nous pour faire tomber les dizaines de murs élevés.
C'est un défi immense qui se présente aujourd'hui au monde : le respect de l'autre, la solidarité envers l'autre, la réduction des inégalités - et elles sont nombreuses.
Ne pas oublier. Ne pas refaire les erreurs du passé. Il est aussi là, le défi qui est devant nous.
Kévin Bernardi
kevinbernardi@wanadoo.fr
Vendredi 13 février
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Mardi 17 février
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