Partager l'article ! La coalition d'Angela Merkel perd un scrutin-clé pour le contrôle du Bundesrat: Huit mois après son succès aux législatives, la coalition de ...
Huit mois après son succès aux législatives, la coalition de la chancelière allemande Angela Merkel a subi dimanche un camouflet électoral qui risque de la priver de majorité à la chambre haute du Parlement fédéral (Bundesrat) et va gêner son action.
La coalition de centre-droit a perdu le scrutin en Rhénanie du Nord-Westphalie, où 13,5 millions d'électeurs étaient appelés à renouveler leur parlement régional, selon les sondages sortie des urnes des télévisions allemandes.
Avec environ 34,5 % des suffrages exprimés, selon les télévisions publiques ZDF et ARD, les Unions chrétiennes (CDU) ont recueilli leur plus faible score dans la région dans l'histoire de l'Allemagne fédérale. Leur allié, le parti libéral FDP, subit un cuisant revers avec environ 6,5 % des voix, alors qu'en septembre, le parti avait obtenu le score historique de 14,6 % des suffrages. Les deux partis ne pourront donc former seuls un gouvernement en Rhénanie du Nord-Westphalie, l'Etat le plus peuplé d'Allemagne, où comme dans l'ensemble du pays la population était résolument hostile à l'aide à la Grèce débloquée vendredi.
"Il ne faut pas essayer d'enjoliver le résultat, c'est une grosse déception", a réagi Wolfgang Bosbach, député CDU au Bundestag. "Il ne faut pas tourner autour du pot, nous avons raté notre objectif, a renchéri le vice-chancelier et ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle, chef du FDP. C'est un coup de semonce pour les partis au gouvernement."
PERCÉE DES VERTS
L'opposition sociale-démocrate (SPD) a, comme les conservateurs, fait moins bien que lors des précédentes élections régionales de 2005, avec un peu moins de 34,6 % des voix : c'est son plus bas score dans la région depuis 50 ans.
Les Verts apparaissent comme le grand vainqueur du scrutin avec 12,5 % des suffrages selon les deux chaînes, et le parti de la gauche radicale Die Linke franchirait la barre des 5 % lui permettant d'entrer au parlement régional, avec 5,6 % ou 6 % des voix.
FAIBLE PARTICIPATION
CDU et SPD vont devoir négocier des alliances pour tenter de gouverner, voire former ensemble une "grande coalition". Les négociations peuvent durer des jours, voire des semaines. Mais d'ores et déjà, conservateurs et libéraux ont perdu la majorité au Bundesrat, et les gros chantiers à venir – baisse d'impôts et réforme de la santé notamment – risquent de rester en souffrance au moins jusqu'aux nouvelles échéances régionales en 2011.
La crise grecque a joué pour beaucoup dans l'issue du scrutin, deux jours après le déblocage de crédits allemands pour plus de 22 milliards d'euros sur trois ans, auquel la majorité des Allemands sont hostiles. Mais la presse soulignait aussi la manque de clarté de la coalition d'Angela Merkel.
Le taux de participation a été moins élevé (59 %) qu'aux précédentes élections régionales en 2005 (63 %), selon une estimation de ZDF.
Vendredi 13 février
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Mardi 17 février
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