Les toutous de Sarkozy en ordre de bataille en IdeF?????

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Nicolas Sarkozy reprend en main la campagne de Valérie Pécresse

L’objectif que le président a assigné à Valérie Pécresse semble de plus en plus difficile. Les sondages successifs donnent le président socialiste vainqueur le 21 mars. Et, à douze jours du premier tour de scrutin et après une semaine où la droite francilienne s’est égarée dans l’affaire Ali Soumaré, le président de la République a décidé de remettre de l’ordre dans la campagne francilienne. L’ancien patron des Hauts-de-Seine a convoqué, mardi 2 mars, pour un petit déjeuner de travail, les principales personnalités de la liste conduite par Valérie Pécresse.

L’état-major élyséen mobilisé

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La mise au point présidentielle a été réalisée en présence du premier ministre, François Fillon, du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, du porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, du conseiller spécial du président, Henri Guaino, et de Catherine Pégard, conseiller du chef de l’Etat. Le message est clair : faire taire les divisions internes de la liste (pourtant construite sous le contrôle du président de la République) et donner de l’écho à son projet Grand Paris.

Lors d’une conférence de presse organisée mardi 2 mars à Paris, quelques minutes après le recadrage élyséen, les têtes de liste ont, l’une après l’autre, récité devant un parterre de journalistes médusés, le programme voulu par le président. Valérie Pécresse montre l’exemple : le Paris métropole voulu par Nicolas Sarkozy est “visionnaire et nécessaire” assène-t-elle. Chantal Jouanno, tête de liste à Paris, poursuit la litanie présidentielle en proposant un pont végétalisé à Tolbiac, Laurent Lafon, tête de liste en Val-de-Marne, souligne le besoin en transports dans son département et Nathalie Kosciusko-Morizet, la nécessité de créer de l’emploi en Essonne… Un par un les candidats égrainent un plan et esquivent les questions de la presse sur ce début de campagne difficile pour la majorité présidentielle.

Tous derrière Pécresse

Selon les présents, le message présidentiel est clair : il faut resserrer les rangs. André Santini, tête de liste dans les Hauts-de-Seine, glisse sur le souhait élyséen et loue les qualités de “chef de guerre” de la ministre de l’enseignement supérieur. Yves Jego, tête de liste en Seine-et-Marne, part à la charge et clame qu’“autant de haine contre le Grand Paris est la preuve que la gauche regrette de ne pas y avoir pensé”. Roger Karoutchi, président du groupe UMP, poursuit en évoquant “un projet fédérateur, une vision moderne” contre une gestion “boutiquière“. Enfin, Frédéric Lefebvre n’est pas en reste, il dénonce les “attaques difficiles et brutales” dont est victime la liste menée par Valérie Pécresse.

Quant à l’affaire Soumaré, “il n’en a pas été fait état une seule fois“, assure, sans ciller, Axel Poniatowski, tête de liste dans le Val-d’Oise. Questionnée sur l’appréciation du président sur le début de sa campagne, la ministre de l’enseignement lâche finalement : “Je n’ai pas d’explication à donner”. Frédéric Lefebvre vient à sa rescousse : “Valérie Pécresse a été félicitée pour sa campagne, c’est parce que cela marche qu’elle est attaquée”.

Le 25 janvier dernier, sur TF1, Nicolas Sarkozy avait exclu de s’impliquer directement dans la campagne pour les élections régionales estimant que “Le rôle du président de la République n’est pas de faire campagne pour les présidents de région.”

Eric Nunès

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