Nicolas Sarkoky traduit devant la Haute Cour de Justice… par Allain Jules

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc


…Après son mandat ? C’est envisageable. Il y a même beaucoup d’indices, de faits, de preuves pour qu’il soit devant une juridiction compétente à même de le juger après son mandat puisqu’il bénéficie, actuellement, d’une immunité de fait, relative à sa fonction de chef de l’Etat…Mais, immunité ne signifie pas impunité. En droit français, le statut pénal du président de la République désigne le statut de la responsabilité pénale du président de la République française, en ce qui concerne les infractions qu’il pourrait commettre dans l’exercice de ses fonctions, mais également antérieurement à ses fonctions ou hors de celles-ci.

Il fut un temps où, courageusement, le député socialiste Arnaud Montebourg réclamait à cor et à cri, la traduction de l’ancien président de la République, Jacques Chirac, devant la haute Cour de Justice, tout en demandant de tempérer sur le sens des mots. Au-delà de la charge symbolique des vocables donc, avec ce qui se passera mardi à l’Elysée, avec la « convocation » manu militari des têtes de listes de l’UMP pour les régionales, c’est un assassinat, une haute trahison. La France ce n’est pas l’UMP et, ce chef d’Etat-là, n’arrive toujours pas à être au dessus des partis.

Au delà des cris d’orfraie entre élus de droite qui s’affrontent, de Valérie Pécresse à Roger Karoutchi, en passant par Axel Poniatowski qui fait une obsession sur Ali Soumaré,  il y a une chose que personne ne relève: le fait que le chef de l’État n’arrive pas à être simplement le président de tous les Français. Il sert un parti. Mais, où le bât blesse, au lieu de se déplacer au 55, rue de la Boétie, siège de l’UMP, à quelques encablures du rue du faubourg Saint-Honoré, il ose convier ses têtes de listes à…… l’Élysée. C’est du jamais vu mais, personne ne dit rien. Les journalistes cautionnent, en parlent, se réjouissent même de ce recadrage sans évoquer le fait que c’est complètement antidémocratique et illégal.

C’est un abus des biens sociaux, un détournement de fonds publics, puisque ces élus seront à la charge de l’État, donc du contribuable au lieu de l’UMP. Est-ce normal dans une démocratie ? Depuis vendredi dernier avec l’annonce de ce « Conseil d’administration », « Conseil de discipline », « Mise au point », « Conseil de remontrance », « Réunion de crise », c’est le branle bas de combat. On ne parle que de ça, oubliant de mentionner que ce sont les prémices d’une République bananière. Les communicants semble trouver ça normal. Ça va de soi. Ça ne choque même plus personne. C’est comme ça. Nicolas Sarkozy a réussi, par son charisme indéniable, à brouiller les cartes jusqu’à faire croire que tous ses actes d’éclat ou même manqués, étaient de moeurs républicaines. Balivernes.

Le président Nicolas Sarkozy, en perpétuelle campagne électorale montre ce refus caractéristique d’être au dessus des partis. Il transforme peu à peu l’Élysée en un fourre-tout folklorique. C’est devenu même, indubitablement, la cour du roi Pétaud où on entre et on sort comme dans un moulin. Bientôt, ne convoquera-t-il pas les membres de « Les créateurs de possibles » dont l’échec retentissant fait craindre le pire  chez les cadors de l’UMP qui voulaient en faire l’outil fatal, le nec plus ultra de la campagne présidentielle 2012. Ce « graal » s’est transformé en véritable fiasco. Ce n’est un secret pour personne, la France est une voiture sans chauffeur.

Quand on pense au lapin posé aux agriculteurs dont le salon a ouvert ses portes dernièrement à Paris, ou au discours mensonger de Kigali au Rwanda dernièrement et tutti quanti, le moins que l’on puisse dire c’est que, il est temps qu’on envisage un mesure constitutionnelle pour empêcher à cet homme de revenir au pouvoir en 2012. Il y a d’ailleurs trop de mobiles pour l’en empêcher. Mauvaise gouvernance, népotisme avec l’épisode du prince Jean, et maintenant, ces réunions ou remontrances faites aux membres de son parti, l’UMP, à l’antre même d’un symbole de la République donc, et en toute illégalité: l’Élysée. Personne ne trouve rien à redire…

 


Publié dans Allain Jules

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