Rétro-actualité :« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes. 

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce,  de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les  militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça  pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.

 

Publié dans L'Espoir à gauche

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