Un camouflet pour Sarkozy 8 ans après: Le rappeur Hamé relaxé par la Cour de cassation

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

 

"C'est la fin d'une longue bataille, un combat de huit ans", a déclaré le chanteur, poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour ses propos contre des policiers "assassins".

 

Le rappeur Hamé en 2004 (Sipa)

Le rappeur Hamé en 2004 (Sipa)

 

La Cour de Cassation a relaxé, vendredi 25 juin, le rappeur Hamé, membre du groupe de rap "La Rumeur", jugé pour ses propos contre des policiers "assassins", rejetant ainsi le pourvoi de la Cour d'appel de Versailles.

Hamé était poursuivi pour des propos publiés en avril 2002 dans un fanzine accompagnant la sortie d'un album de son groupe. Le ministère de l'Intérieur, dirigé à l'époque par Nicolas Sarkozy, avait décidé de porter plainte en juillet de la même année.

"Je suis très content et soulagé", a déclaré Mohamed Bourobka, dit "Hamé", à Nouvelobs.com. "C'est la fin d'une longue bataille, un combat de huit ans". Il a ajouté que sa victoire prouvait qu'il avait "une légitimité à écrire".

Le 11 juin dernier, l'avocat général lui-même avait requis la relaxe à l'encontre du rappeur. "J'ai le sentiment que cette affaire a été le théâtre d'affrontements entre une partie de la magistrature et le pouvoir politique et policier qui exigeait une condamnation", a continué Hamé.

 

Deuxième passage en Cassation

L'artiste avait alors notamment déclaré que "les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété".

Hamé était déjà passé deux fois devant la Cour d'appel et une fois devant la Cour de cassation. Le ministère de l'Intérieur a systématiquement contesté les décisions de justice qui lui ont été défavorables. Il s'agissait ici de son sixième et, nécessairement, dernier passage devant la justice.

 

(Nouvelobs.com

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