S. Royal demande à F. Fillon de venir en Guadeloupe sous peine d'une "révolution"

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

POINTE-A-PITRE (AFP) — Ségolène Royal a demandé dimanche à François Fillon d'assister aux négociations sociales en Guadeloupe et au patronat de mettre sur la table dès lundi 200 euros d'augmentation des salaires comme le demande le LKP, sous peine, selon elle, d'une "révolution".

"Si M. (Yves) Jégo est déconsidéré, peut-être que le M. Fillon peut venir. Les Guadeloupéens apprécieraient sa présence pour les négociations" qui reprennent lundi matin, a-t-elle dit à l'issue d'une rencontre avec le leader du LKP, Elie Domota, qui ne s'est cependant pas affiché à se côtés.

Dans le cas contraire, le gouvernement jouerait selon elle une "stratégie de pourrissement" ou serait sous la "pression du Medef".

"Je serais en responsabilité, je puis vous assurer qu'il y aurait un ministre en permanence nuit et jour pour accompagner les négociations", a-t-elle assuré estimant que dans "aucune autre région" française les choses se seraient "passées" de cette manière.

Par ailleurs, elle a demandé aux grands patrons d'accorder 200 euros d'augmentation aux salariés ainsi qu'aux PME avec l'aide de l'Etat.

"Ce qui manque c'est le geste des gros patrons qui se sont enrichis pendant des années sur le système néo-colonial", a-t-elle affirmé ciblant "deux gros patrons qui contrôlent la quasi-totalité des importations et de la grande distribution" mais sans vouloir les nommer.

"Il faut que ces grands patrons fassent un signe et donnent les 200 euros dès lundi matin" à la reprise des négociations, a-t-elle ajouté.

"Aujourd'hui, on a atteint un seuil extrêmement critique, un seuil limite", a-t-elle mis en garde tout en réfutant "être venue mettre de l'huile sur le feu".

"Dans certaines familles, on arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons nous de la révolution française", a également dit l'ex-candidate à la présidentielle.

Quant aux "attaques de récupération politiciennes" venant de l'UMP, Mme Royal les a qualifiées d'"injurieuses" pour la mémoire de Jacques Bino, le syndicaliste tué. Elle devait assister dimanche après-midi à ses obsèques.

Mme Royal a décidé vendredi de venir en son nom propre en Guadeloupe. Le président socialiste du conseil régional, Victorin Lurel, s'est plaint samedi sur Radio Caraïbes international (RCI) de ne pas avoir été prévenu.

 

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Publié dans Ségolène Royal

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