Les collégiens de Cenon pris à partie par des CRS à la gare Montparnasse : émoi et colère des personnels du collège Jean- Jaurès de Cenon

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc


Manifestation gare Montparnasse - college cenon
par journalsudouest

 CENON 33. Les collégiens de Cenon avaient été pris à partie par des CRS à la gare Montparnasse. Parents et professeurs demandent des comptes à la ministre de l'Intérieur

Alliot-Marie jette le trouble

Alors que l'information selon laquelle des élèves du collège Jean-Jaurès de Cenon ont été victimes d'une charge de CRS (« Sud Ouest » de samedi et mardi) a pris une ampleur nationale, des parents d'élèves et des enseignants ont décrété la mobilisation « pour que les responsables rendent des comptes ».

« Je ne peux presque plus marcher », se plaint Anthony, un des dix élèves pris dans l'assaut, et sans doute le plus marqué physiquement. « Je ne sais pas si c'est à cause de ça, mais j'ai pris un coup de matraque dans le ventre », tente de comprendre le garçon qui doit se présenter à une visite médicale, au CHU de Bordeaux. Ses parents figurent parmi les personnes qui ont déposé sept plaintes à la gendarmerie de Tresses, lundi soir. Un nombre susceptible d'évoluer.

 « Ils ont tout gâché »

Pour les 25 filles et garçons qui étaient du voyage à Paris, pour une visite à l'Assemblée nationale, le ressenti est le même. « On devait revenir avec un bon souvenir mais ils ont tout gâché, commente un petit groupe. Ils n'ont pas à faire ça, au contraire les policiers sont là pour nous protéger. »

Quatre jours après les faits, les enseignantes accompagnatrices ne comprennent toujours pas comment une telle situation a pu survenir. Catherine Bretecher ne l'envoie pas dire. Pour elle, il ne pouvait y avoir méprise entre les manifestants et les élèves cenonnais « très calmes » qui ont été « poursuivis, tabassés ». Elle émet un doute sur le fait que les auteurs puissent être des CRS. « Des Ninja », lui souffle Conchita Lacuey, députée PS de la rive droite de Bordeaux. « Des tortues Ninja remontées par la haine du jeune », surenchérit la professeur convaincue que « la charge était inutile, si ce n'est pour terroriser tous les voyageurs qui étaient sur l'esplanade ».

Une image complètement décalée par rapport à un voyage à caractère civique. « Vingt minutes qui annulent quatre années de travail », peste Bertrand Gilardeau, un professeur qui a pris la parole, avant de « déplorer l'absence de représentants du rectorat ou de l'inspection d'académie ». L'inspecteur d'académie a toutefois fait parvenir à l'établissement « un message de soutien ».

Alain David, maire PS de Cenon, s'adressant aux enfants victimes de l'assaut, les invite à « garder confiance dans notre République, une valeur fondamentale qui soude notre communauté nationale

« Pas de problème particulier »

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a mis le feu aux poudres dans le milieu enseignant en déclarant, lundi soir : « Je suis moi-même enseignante de formation. Quand on a la charge d'un certain nombre de jeunes, on évite de les mettre dans des lieux où il peut y avoir des manifestations et des mouvements de foule. » Selon les premiers rapports en possession de la ministre, « il n'y a pas eu de problème particulier ».

Les personnels du collège Jean- Jaurès de Cenon n'ont guère apprécié ces commentaires. « Nous considérons ces propos, s'ils étaient confirmés, comme diffamatoires », indiquent ces derniers dans une lettre ouverte adressée à Michèle Alliot-Marie.

« Nous ne pouvons nous empêcher de constater que la ministre, responsable de la sécurité sur le territoire, considère comme dangereux d'attendre un train en gare de Montparnasse. » Hier soir, la préfecture de police de Paris a précisé avoir demandé une enquête à l'Inspection générale des services (IGS). « Pour l'instant, nous n'avons pas de trace de charge. »

 

Un internaute réagit aux propos de Michèle Alliot-Marie (publiés sur le site internet www.sudouest.com, contrairement à ce qu'indique ce lecteur) qui a déclaré: "je suis moi-même enseignante de formation. Quand on a la charge d'un certain nombre de jeunes, on évite de les mettre dans des lieux où il peut y avoir des manifestations et des mouvements de foule".

Source : D’après le journal www.sudouest.com

 

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R
La réaction policière de la gare Montparnasse préfigure de l'avenir qui nous attend dans les prochains mois. L'état policier se met lentement en place. Il ne s'agit pas d'assurer la sécurité des citoyens mais d'instaurer la crainte généralisée dans tout le pays. Silence dans les rangs l'état sarkosiste veille!!!
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