Vacances au Mexique des Sarkozy : l'Elysée a menti

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Vacances polémiques, suite. Le Mexique a officiellement contredit la version de l'Elysée : le couple Sarkozy a bien été invité par un « groupe d'entrepreneurs mexicains » pendant la partie privée du voyage présidentiel. La présidence française affirme que cette partie du séjour s'est faite « à l'invitation du président Calderon ». Problème :  l'un des hôtes, le banquier Roberto Hernandez Ramirez,  a une réputation sulfureuse :  il a été accusé par des médias mexicains et américains d'être lié au narco-trafic.

 

A chaque vacances privées du président, l'histoire se répète : Nicolas Sarkozy trouve toujours un moyen de se faire inviter aux frais de riches hôtes, en général milliardaires. S'agissant de sa dernière escapade, la nouveauté est venue de Mexico, sous la forme d'un simple communiqué du secrétariat des Affaires étrangères : 

« En marge de la visite d'Etat du président Sarkozy à l'invitation du président Calderon, un groupe d'entrepreneurs mexicains a mis à la disposition du président Sarkozy une résidence sur la côte de l'Etat de Jalisco pour la durée de son séjour précédent ses activités officielles. »

Or, dès les premières interrogations de la presse, le communicant de l'Elysée, Franck Louvrier, avançait une version bien différente : 

« Quand on vous fait un cadeau, vous ne demandez pas qui a payé pour vous. Allez interroger la présidence mexicaine ! »

Evidemment, interrogé par son opposition de gauche, l'exécutif a dû se rendre à l'évidence :  les autorités mexicaines n'ont pas déboursé un peso pour ce séjour privé. Derrière ce « groupe d'entrepreneurs mexicains », il faut donc comprendre le propriétaire de l'hôtel de luxe El Tamarindo Beach and Golf Ressort, dans lequel le couple Sarkozy a séjourné du vendredi après-midi au dimanche matin :  Roberto Hernandez Ramirez. Comme Rue89 l'expliquait dès mercredi : 

« Personne n'a relevé que le banquier Roberto Hernandez Ramirez, ancien PDG de la banque Banamex et membre du conseil d'administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète), souffre d'une réputation pour le moins sulfureuse. Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l'argent de la drogue. »

Qui plus est, le « cadeau » des ...

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