Sarkozy et la sécurité : un serpent qui se mord la queue

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Par Christophe - animateur Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Après une visite à la préfecture de police de Paris, le chef de l'Etat s'est rendu au lycée Jean-Baptiste Clément de Gagny, en Seine-Saint-Denis, où une bande a mené une expédition punitive la semaine dernière qui a fait une dizaine de blessés.

Les annonces de Sarkozy (une batterie de mesures pour lutter contre les bandes violentes et "sanctuariser" les établissements scolaires) sont il me semble un peu déplacé, alors que depuis 2002, l’aggravation du nombre de violence sur les personnes à augmenté, alors que depuis 2007 le nombre de fonctionnaires a subit des coupes franches, en surfant comme il en a l’habitude sur l’actualité, pour redorer son blason, par des écrans de fumée de plus en plus opaques, mais qui ne masquent en rien son incompétence, à mener une politique et son autisme face à la crise, en méprisant les classes défavorisées au profit des classes aisées.

Si ces mesures annoncées mercredi sont appliquées, elles ne devraient pas pour autant se montrer efficaces, rappelons-nous qu’un certain N. Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait affirmé son intention de "nettoyer au Kärcher" les banlieues françaises et de les débarrasser de la "racaille".

Sanctuariser, voilà le mot est lâché mais pour sanctuariser un lieu il faut y mettre des moyens, hors depuis 2002 ceux-ci n’ont eu cesse de baisser (comme je le disais également plus haut), sous les coups de boutoirs successifs, des gouvernements Raffarin, De Villepin et depuis 2007 par le duo infernal « Sarkozy-Fillon »

Sarko a déclaré que "Le fait même d'être membre de cette bande doit être un délit" il a également demandé la création d’un fichier (un de plus) des violences urbaines …. La politique tout sécuritaire menée depuis 2002 à largement mise à jour son inéficacité.

Ce n’est pas en asphyxiant, l’éducation nationale, en réduisant les crédits et donc le nombre d’enseignants, en supprimant les RASED, que les banlieues vont se d’un coup de baguette magique rentrer ne feront plus parler d’elles dans les colonnes « faits divers» des journaux, au contraire il faut une politique volontariste d’éducation et non de destruction massive comme c’est le cas depuis 2002.

A bon entendeur…

Christophe

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