Après la Fraude à la chaussette….le coup de torchon : Elections à Perpignan annulées.
Le conseil d'Etat confirme l'annulation de l'élection municipale de Perpignan. Un recours déposé par l'opposition suite à l'affaire des "chaussettes". De nouvelles élections auront lieu dans deux mois et Jean-Paul Alduy, le maire sortant ne sait pas, pour l'heure, s’il se représentera.
Le Conseil d'Etat a annoncé jeudi en début d'après-midi, la confirmation de l'annulation des élections municipales de 2008 à Perpignan, à la suite de la "fraude à la chaussette «révélée lors ce scrutin, qui avait abouti à la réélection du sénateur-maire UMP Jean-Paul Alduy.
La haute juridiction administrative a ainsi confirmé l'annulation de l'élection en octobre par le tribunal administratif de Montpellier. Elle avait été saisie d'une requête déposée le 7 novembre 2008 par le sénateur-maire UMP Jean-Paul Alduy, qui lui demandait de revenir sur cette annulation. Mais le Conseil d'Etat a estimé que le résultat des opérations de vote dans un bureau de Perpignan "ne pouvait être considéré comme sincère eu égard à la manoeuvre frauduleuse" constatée le jour du scrutin.
Lors du dépouillement au second tour dans un des 66 bureaux de vote, le président de ce bureau, frère d'un colistier de M. Alduy, avait été trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes. Il a été mis en examen pour fraude électorale.
Le Conseil d'Etat a souligné que compte tenu du faible écart - 574 voix d'avance pour la liste Alduy sur un total de 41.983 suffrages exprimés - il n'était pas sûr "qu'en l'absence de fraude, la liste élue l'aurait emporté".
Le rapporteur public devant le Conseil d'Etat avait invité le 8 avril dernier, cette juridiction à confirmer l'annulation des élections municipales de Perpignan dans le cadre de la "fraude à la chaussette". Le rapporteur, chargé de dire le droit, a préconisé de rejeter la requête déposée le 7 novembre 2008 par le sénateur-maire UMP Jean-Paul Alduy.
Source : France 3 Sud