Kouchner, trois p'tits tours... avant de voter UMP ?
L'ouverture dans le gouvernement de Sarkozy est contre-nature, c'est une évidence. Pour les débauchés du PS, ceux faisant partie du premier wagon comme Bernard Kouchner, l'aventure semble commencer à peser. Dans un entretien au Parisien, à la question Pour quelle liste voterez-vous ? il a répondu : «J'attends de voir les programmes». Une partie de ping-pong , par micros interposés, s'est ensuite engagée entre divers responsables politiques.
Ce qui est étonnant dans cette déclaration, c'est de voir la liberté de ton que s'autorise le ministre, dans une campagne où tout a été fait par la majorité pour décerner un satisfecit des urnes à la politique de Sarkozy. Le PS s'est positionné en réaction à cette ligne de front affichée. Les Européennes sont en train de se transformer, en France, en plébiscite ou en sanction de la politique de Sarkozy. L'instrumentalisation de ce scrutin à des fins de politique intérieure nous montre l'état de l'Europe aujourd'hui : elle semble sans véritable dessein à moyen-terme et à long-terme. Les quelques ambitions communes affichées par l'Europe ne semblent être que le lieu de l'empoignade collective pour retirer un maximum de profits pour les intérêts nationaux respectifs (privés ou publics) de chacun des pays membres.
Les Irlandais qui avaient rejeté le traité de Lisbonne en juin dernier sont invités à revoter avant la fin de l'année avec en contrepartie le maintien d'un commissaire à Bruxelles. Le chantage drapé d'un langage diplomatique, c'est toujours criant de vérité.
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