Des vacances pour tous : l’UMP n’en veut pas
Des vacances pour tous
Les députés PS, Régis Juanico en tête, veulent créer une aide au départ en vacances pour lesmillions de jeunes qui en sont privés. L’UMP n’en veut pas.
«Article 1er - Il est créé une aide au départ aux vacances attribuée aux familles pour rendre effectif le droit aux vacances des enfants et adolescents mineurs de 4 à 17 ans. »
Cette proposition de loi qui tente de compléter la loi de 1998 contre l’exclusion, n’a toujours pas été examinée par l’Assemblée nationale. Elle a pourtant été déposée en juillet 2008 par le député de la Loire Régis Juanico et signée par l’ensemble des députés socialistes.
« Elle concerne 3 millions d’enfants et d’adolescents exclus des vacances », indique son auteur.
Le dispositif coûterait au total 600 millions d’euros. D’un montant d’environ 200 euros, cette aide viendrait compléter les dispositifs existants afin de favoriser les séjours collectifs. « C’est à l’État d’instaurer une aide financière, ciblée, versée sous condition de ressources et modulée en fonction du revenu des familles. Elle est aujourd’hui plus nécessaire que jamais avec la crise qui aggrave les inégalités sociales.
Or en 2008 déjà, 70% des ouvriers ne partaient pas en vacances », poursuit Régis Juanico.
Niche parlementaire
Cette initiative a vu le jour lors de la campagne législative de 2007. « Je m’étais engagé à déposer une proposition de loi pour aider les enfants et les jeunes à partir en vacances », explique le député qui s’est inspiré d’une plate-forme réunissant 61 organisations autour du réseau de la « Jeunesse en plein air », des syndicats enseignants, étudiants et
lycéens, ainsi que les parents d’élèves de la FCPE, entre autres.
Après avoir tenté de réintroduire le débat sur les vacances, il y a deux semaines, via un amendement qui a été repoussé par la majorité, Régis Juanico vient d’inviter tous les parlementaires à une demi-journée d’échanges sur le sujet, le 9 juillet prochain. « Nous prévoyons de déposer à nouveau notre proposition de loi lors de la niche parlementaire réservée aux députés socialistes, à l’automne prochain, prévient-il.
Cette fois-ci, il faudra bien que l’Assemblée en débatte ! »
Olivier Vilain