Ségolène Royal et le préfet de région ont joué l'apaisement hier, sous les yeux d'ouvriers de Fabris

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Les drames sociaux prennent le pas sur les bisbilles...

Depuis une quinzaine de jours, le climat était pour le moins tendu entre le Conseil régional et la préfecture de région. Et l'on pouvait s'attendre à quelques éclats de voix entre membres de la majorité régionale et Bernard Tomasini, le préfet, qui, hier, venait faire le point sur des sujets de première importance, en particulier les routes et la sensible ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA).

En fait, il n'y a pas eu de déballage de linge sale, et ce, semble-t-il, pour une raison toute simple : une délégation de salariés de Fabris, une entreprise de sous-traitance auto de Châtellerault, était dans l'hémicycle et, compte tenu de leur situation, il eût été pour le moins indélicat de s'étriper pour des questions de préséance et de politique face aux représentants d'une société purement et simplement liquidée, ce qui implique 366 chômeurs et autant de familles dans l'angoisse.

Ce dossier a fourni à Ségolène Royal l'occasion de se lancer dans un propos très marqué à gauche, en réponse à Henri de Richemont, leader de l'opposition UMP, lequel, choqué que le préfet ait pu être interpellé par les ouvriers, avait estimé que ce n'était « pas le lieu pour un jury populaire ».

« Ils sont ici chez eux »

« Notre mandat d'élus, c'est d'être au service, à la disposition de ceux qui souffrent le plus. Ils sont ici chez eux. Pas de "Silence, on meurt !". Nous ne nous tairons pas ! Aujourd'hui, ils réclament leur dû, ils ont bien raison », a répondu Mme Royal.

Après Fabris, économique et social toujours avec le dossier Heuliez, sur lequel va trancher le tribunal de commerce de Niort demain. Heuliez dont l'unique candidat à la reprise (Bernard Krief Consulting) peut savoir compter sur un engagement total du Conseil régional, sauf à dire que le Conseil d'État doit auparavant donner son avis.

Pour ce qui est de la bataille avec le représentant de l'État, c'est, habilement, Bernard Grasset, ancien préfet de région, qui a désamorcé la bombe. Reste que tout au long de la séance, par le biais de maintes allusions, la guerre froide n'a jamais cessé.

Du long échange entre Bernard Tomasini et les élus, il convient de retenir que la Région n'a rien changé de sa position en ce qui concerne le financement de la LGV SEA. C'est Paul Fromonteil qui a indiqué au préfet que l'assemblée « ne pouvait accepter des investissements publics pour une ligne qui sera gérée par le privé. C'est une conception républicaine que nous ne partageons pas car elle n'est pas républicaine ».

Le préfet a prévenu : « Sans votre participation, les équilibres ne seront pas atteints et nous serons tenus d'en tirer les conséquences pour les raccordements de Châtellerault, Poitiers et Angoulême. »

De nouvelles batailles en vue...

Source : Sud-Ouest

 

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Publié dans Ségolène Royal

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