Sarkozy un homme « intégre »… à mourir de rire.
Acte 1 : Sarkozy avait déclaré, le 4 juillet 2003 : "La police française vient d'arrêter Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac".
Sarkozy à visiblement un problème avec le droit, ce qui est un comble pour un ancien avocat, mais rappelons ici les régles dela présomption d’innocence :
« Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie » Article 6-2 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
« Chacun a droit au respect de la présomption d’innocence » Article 9-1 du Code Civil.
« Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie » Article préliminaire du Code de Procédure Pénale.
C’est ainsi que s’ouvre le Grand Livre du Droit Positif Français.
La « présomption d’innocence » trône et règne depuis des générations sur notre droit pénal, protégée par 7 gardes du corps légaux : 4 textes nationaux et 3 textes internationaux ratifiés par la France.
Si la présomption d’innocence règne dans les textes, c’est bien la présomption de culpabilité qui gouverne son application. (source : Betapolitique)
L’incompétence de Sarkozy n’est plus à démontrer, c’est une chose, mais qu’il bafoue le droit cela devient intolérable, on s’en rapproche : la France glisse vers un état totalitaire…
En pleine audience du procès, qui se poursuivait au même moment à Paris, l'avocat de Dominique de Villepin, son rival assis sur le banc des prévenus, a affirmé que ces propos humiliaient la justice et constituaient une forme de pression. Car Dominique de Villepin, principal mis en cause, nie catégoriquement avoir pris part à une machination visant Nicolas Sarkozy et il bénéficie pour l'instant de la présomption d'innocence, un principe constitutionnel.
Sur RTL jeudi matin, François Bayrou a estimé que ce lapsus était "révélateur de l'ambigüité de Sarkozy dans cette affaire. Il est a la fois partie civile et garant de la justice. J'espère que les magistrats sont suffisamment indépendants pour y voir clair dans cette affaire". Le député socialiste François Hollande a rappelé sur France 2 que le chef de l'Etat, avocat de profession, aurait dû avoir le sens des mots et se souvenir que les prévenus d'un procès étaient présumés innocents, selon un principe constitutionnel. "Le lapsus est fâcheux, parce que Nicolas Sarkozy, président de la République, a autorité sur les parquets, les procureurs. Donc il a été victime de ce qu'il a fait lui-même. En étant partie prenante de ce procès, il entretient une confusion qui se retourne contre lui", a-t-il dit. Selon l'ancien premier secrétaire du PS, Nicolas Sarkozy aurait dû retirer sa constitution de partie civile au procès. De son côté, Pierre Moscovici a jugé "extrêmement choquant" l'emploi du mot "coupables" par le chef de l'Etat. "C'est son inconscient qui a parlé", a-t-il analysé. (Source : LCI.fr)
Dernière minute : Jeudi matin, les défenseurs de l'ancien Premier ministre ont donc décidé de passer à l'offensive. "Nous assignons le président de la République pour atteinte à la présomption d'innocence", a déclaré Me Olivier Metzner, précisant que cette assignation - civile - devant le tribunal de grande instance de Paris devrait être formellement déposée vendredi. Une requête qui a peu de chances d'aboutir, le chef de l'État bénéficiant d'une immunité pendant son activité.
Une chose est sure cette histoire n’est pas terminée, mais une fois de plus Ferrari et Pujadas n’ont même pas relevé ce « lapsus », ce qui prouve qu’une certaine presse est à la solde de Sarkozy, je n’ose imaginer qu’elle aurait été la réaction de cette même presse si Ségolène Royal avait tenu de tels propos…
A bon entendeur…