Comment retrouver la crédibilité économique de la gauche?

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Par maskdu33 le 09/02/2010

Bonjour,
C'est avec lucidité et réalisme que je veux m'exprimer aujourd'hui. Animé par l'exigence de vérité, je suis forcé de constaté que la gauche (et en particulier le parti socialiste) doit se purger de ses dogmes les plus intouchables. Je ne prétend pas m'autoproclamer de gauche mais je me dois de dire les mots justes, les mots vrais, les mots qui font mal pour que la gauche puisse un jour renouer avec l'espoir.
Comm
ençons par le commencement, le capitalisme. Je ne dit pas qu’il soit parfait, je ne dit pas qu’il soit juste. Mais je défie à quiconque de trouver une organisation sociale et économique meilleure que celui-ci, de la même manière que je défie à quiconque de présenter le régime communiste comme étant une solution fiable et envisageable. Comme le dirait BHL : «  Tout ce que je connais autre que le capitalisme est pire, c’est pourquoi il faut faire à l’intérieur du capitalisme » Oui, il faut accepter l’idée de capitalisme et dans les actes et dans les mots. Dès lors que l’on accepte une certaine liberté de marché, on accepte le capitalisme. Il faut se refuser à toute illusion marxiste, pour pouvoir le réformer (le capitalisme) de l’intérieur.
Dans la même lignée, je ne reviendrai pas sur le libéralisme et la laïcité car BHL l’évoque parfaitement bien dans son livre « la gauche, ce grand cadavre à la renverse ». Le libéralisme n’est pas mon ennemi, il n’y a là rien de ce scandaleux dans ce mouvement de liberté à condition qu’il ne se fasse pas contre l’égalité. Quant à la laïcité, elle doit se substituer à la tolérance et donc, justement ne pas tolérer que l’on voile intégralement une femme et que l’on la le lui prive de ses droits fondamentaux sous des prétextes de tolérance ou pire républicains.
Le profit lui non plus, n’est ni un mal, ni un vice. Il n’y a rien d’immoral que de vouloir faire prospérer son entreprise et que de vouloir la voire grandir. Ce qui est nuisible en revanche, c’est que le profit se fasse au détriment de l’homme et de la planète.
Vient enfin la mondialisation, il serait tellement tentant de voir le monde de façon manichéenne, il serait également tentant de vouloir caser la mondialisation dans une case, bien, mal, droite, gauche. Non, « la mondialisation est capable du meilleur comme du pire » comme l’a dit Ségolène Royal lors de son discours d’investiture à la mutualité en 2006. Elle est capable à la fois, de réduire l’écart entre les pays pauvres et les pays riches comme de faire le jeu du dumping social et environnemental. Le libre échange n’est pas un mal, la concurrence déloyale, oui.
Dernier point important que je voudrai aborder, et pas des moindres : le keynésianisme. Qui croit encore qu’une politique de relance par la demande serait efficace ? Le terrible échec de 1975 puis de 1983, sous gouvernement socialiste cette fois, conduisant à la plus dure politique de rigueur que la France n’ait jamais connue, ne vous a-t-il pas servi de leçon ?
Qui oserait croire qu’une augmentation considérable des dépenses publiques ne minerait pas les finances publiques ? Le nouveau record de la dette publique atteignant 180 milliard d’euro ne vous suffit-il pas? Et pourtant, le programme socialiste en 2007 était celui le plus couteux de la classe politique…
C’est tant d’idées reçues, de dogmes, dont la gauche doit se défaire, se purger pour pouvoir être crédible et surtout économiquement. C’est parce que « je crois qu’elle peut gagner en 2012 que je suis exigent avec elle » disait Ségolène Royal.

Source: http://www.desirsdavenir.org/les-debats-participatifs

 

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Publié dans Ségolène Royal

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