Des milliers de personnes manifestent à Paris pour les droits des femmes

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer "une réelle égalité hommes-femmes" en mettant en avant les discriminations au travail mais aussi leurs inquiétudes quant à l'accès à la contraception et le droit à l'avortement. (© AFP Boris Horvat)

PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer "une réelle égalité hommes-femmes" en mettant en avant les discriminations au travail mais aussi leurs inquiétudes quant à l'accès à la contraception et le droit à l'avortement.

Les organisateurs ont avancé le chiffre de 15.000 participants, la police les évaluant à 2.600.

Une centaine d'associations militant pour les droits des femmes, des partis de gauche et des syndicats, avaient répondu à l'appel du collectif national pour le droits des femmes (CNDF) et de l'association "Femmes solidaires".

"La crise économique frappe tout le monde, mais les femmes en particulier, et nous assistons à une aggravation des inégalités", a déclaré en tête du cortège Maya Surduts, militante féministe de longue date et membre du CNDF.

"Dans le monde professionnel notamment, le plafond de verre est toujours une réalité, même si des femmes y ont pris leur place", a estimé Mme Surduts. "Seuls 34% des cadres sont des femmes (...) et en moyenne les salaires sont inférieurs de 26% à poste égal", a-t-elle déploré.

Autre préoccupation au coeur de la mobilisation: les menaces pesant sur l'accès à l'avortement, du fait de la fermeture de certaines structures le pratiquant. "Trois centres ont été fermés cette année en région parisienne", déplore Maya Surduts, appelant à "stopper ce mouvement de régression".

Plusieurs leaders politiques et syndicalistes s'étaient joints au cortège dont la patronne du parti socialiste Martine Aubry, la communiste Marie-George Buffet, le leader d'extrême gauche Olivier Besancenot, le dirigeant du syndicat CGT Bernard Thibault.

"Parmi les discriminations dont sont victimes les femmes, ce qui se passe au travail est particulièrement important", a déclaré à l'AFP Bernard Thibault en évoquant 25 à 30% d'écart de rémunération pour les mêmes postes.

 

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