Royal, "la dame de fer" pour l'emploi ! - vu sur http://motione.over-blog.com

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Ségolène Royal n'est pas prête à en rabattre sur ce dossier avec les salariés de cette entreprise.

La Région a débloqué hier 4 nouveaux millions comme «garantie de prêt» à Heuliez. A Paris, Christian Estrosi a estimé que la reprise par BKC était morte. La Macif serait sur les rangs.



Frédéric BERG | f.berg@charentelibre.fr

LES 600 EMPLOIS D'HEULIEZ DANS LA CAMPAGNE - dans la Charente libre. 


Heuliez rime avec mayonnaise et bien malin, aujourd'hui, qui pourra dire si le mélange d'argent public et privé promis dans ce dossier prendra suffisamment pour assurer des fondations solides à un nouveau départ de l'entreprise du nord des Deux-Sèvres dont dépendent 600 salariés. Depuis avril dernier et la mise en redressement judiciaire, les annonces, retards, démentis se succèdent ajoutant chaque jour un peu plus à la confusion.

Les rebondissements des derniers jours percutent de plein fouet la campagne électorale des régionales. Les deux principaux candidats, Ségolène Royal (PS) et Dominique Bussereau (UMP), se sont montrés presque consensuels sur le sujet avant-hier lors d'un débat sur France 3. «Sauvons le soldat Heuliez» est le mot d'ordre.

Au cours de ce débat, la présidente de la Région a déclaré qu'une «grande entreprise mutualiste de Niort avait l'intention d'entrer au capital d'Heuliez». Elle annonçait ainsi «l'élargissement du capital et un pacte d'actionnaires». La Macif a confirmé hier avoir eu «des contacts», s'engageant à faire connaître sa position avant la fin de la semaine.

Peu de temps auparavant, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, avait carrément enterré la solution de BKC retenue en juillet par le tribunal de Niort. Il a demandé à Louis Petiet, son président - celui qui fait lanterner tout le monde depuis juillet en promettant pour la semaine suivante les 15 millions d'euros nécessaires à son projet de reprise - de se retirer du dossier.

Le ministre a ajouté «disposer d'une demi-douzaine de repreneurs potentiels alternatifs». En début d'après-midi, Ségolène Royal ajoutait que «d'autres groupes industriels sont intéressés». Et pendant ce temps-là, à Niort, les syndicats du constructeur et équipementier auto de Cerizay expliquent que le paiement des fournisseurs a été reporté et ils redoutent un dépôt de bilan imminent. «On se dirige vers plusieurs entreprises qui vont investir dans Heuliez», estime et espère Emile Brégeon, élu CFDT au comité d'entreprise et candidat sur la liste Royal dans les Deux-Sèvres. La semaine dernière, le président de la région des Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, avait indiqué qu'il était prêt à entrer au capital, comme Poitou-Charentes, à hauteur de 5 millions d'euros.

Quatre millions de plus

Dans ce contexte et dans la crainte d'un dénouement tragique pour 600 salariés, le sujet a naturellement occupé hier une bonne partie des débats de la dernière commission permanente de la région Poitou-Charentes. D'autant plus que Ségolène Royal, très investie sur ce dossier - la Région est la première à être entrée au capital d'une entreprise privée - a demandé à l'assemblée régionale de voter une nouvelle somme de 4 millions euros correspondant à une «garantie de prêt bancaire». Et la présidente de Poitou-Charentes d'assurer: «Heuliez sera sauvé envers et contre tout.»

Henri de Richemont, chef de file de l'opposition, s'est interrogé sur cette nouvelle somme, insinuant qu'elle serait consacrée à payer les salaires et a demandé qu'étaient devenus les 5 millions versés à la fin de l'année dernière. Ségolène Royal n'a pas répondu précisément, appelant l'élu charentais à faire preuve de «responsabilité». «Toutes les attaques intempestives contre Heuliez sont mauvaises et contre-productives. C'est une très belle entreprise qui a un très bel avenir.»

En marge de la commission permanente, la présidente de la Région a redit son optimisme. «L'ouverture de capital que je réclame depuis longtemps va permettre de sauver l'entreprise. Heureusement que les salariés et la Région ont tenu bon. Nous avons fait rempart.» Interrogée sur les noms circulant pour faire partie de ce pacte d'actionnaires - le groupe Bolloré ou Renault ont été avancés par Dominique Bussereau dimanche soir lors du débat sur France 3 -, Ségolène Royal a dit: «Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues et ces entreprises peuvent être de très bons partenaires, mais on n'acceptera aucun prédateur sur Heuliez. La Région a un droit de regard sur le sérieux des opérateurs intéressés.» Elle a donné un nouveau délai: «On a un mois pour élargir le capital.» Un nouveau délai qui justifie les 4 millions supplémentaires accordés par la Région, mais qui laisse une fois de plus 600 salariés dans une angoissante salle d'attente

Source: http://www.charentelibre.com
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Publié dans Ségolène Royal

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