S. ROYAL: «ILS SE TIRENT DES BALLES DANS LE PIED»

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Un épisode du match Bussereau-Royal se dispute aujourd'hui en Charente. La présidente estime que ses adversaires font fausse route.

Ivan DRAPEAU | i.drapeau@charentelibre.fr



Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau est en Charente aujourd'hui avec sa casquette de candidat UMP à la présidence du conseil régional. Ségolène Royal est ce soir au festival de la bande dessinée (18h au théâtre pour une remise de prix) avec sa casquette de présidente de la Région. Quel que soit l'habit, c'est bien la campagne électorale qui monte en pression.

Les adversaires taclés

Hier, Ségolène Royal proposait un de ces points presse comme elle les aime, informels, pour mieux tacler mine de rien ses adversaires, tous ses adversaires. Les Verts, qui font liste à part (Europe écologie) après six ans de gouvernance commune, estiment-ils que la croissance verte est une fausse piste si le système de production n'est pas remis en cause? Dominique Bussereau juge-t-il qu'elle a affaibli la région durant son mandat? «Ceux qui me tirent des balles dans le dos et ceux qui dénigrent la Région se tirent d'abord des balles dans le pied. Les citoyens n'aiment pas ces attitudes.»

Quand Dominique Bussereau prétend que la Région a failli dans sa mission économique, Jean-Luc Fulachier, le directeur des services, sort ses chiffres: «Vingt-deux mille emplois créés par le biais des bourses tremplins et diverses mesures, c'est une statistique de l'Insee.» Quand Europe écologie conteste la première place de région écologique que s'attribue Ségolène Royal, celle-ci s'offre le rôle du beau joueur. «C'est le propre d'une campagne électorale de remettre en cause les chiffres, seuls les faits m'intéressent. Citez-moi une autre région qui a déclenché un plan de 400 millions pour le photovoltaïque?»

Intuitive, instinctive, elle a l'intime conviction que ses méthodes vont payer dans les urnes, y compris son ouverture aux centristes. «Oui, je sais que ça peut démobiliser un électorat traditionnellement acquis à la gauche. Mais je crois que la pratique traditionnelle de la politique est dépassée. Je veux dès le premier tour une énergie de rassemblement. Poitou-Charentes en a plus que jamais besoin.»

Ségolène Royal a redit hier que sa porte restait ouverte jusqu'à la veille du 8 février, date de la clôture des candidatures. A ce jour, elle a rallié à ses listes deux syndicalistes (un CFDT et un CGT), trois Verts et des adhérents du MoDem de Charente-Maritime, Vienne et Deux-Sèvres. Elle assurait hier qu'elle ne serait pas surprise de voir s'y ajouter des communistes, voire d'autres Verts. Ce qui n'a pas fini de compliquer la vie des socialistes, surtout ceux qui sont sur la ligne de départ.

 

Ségolène Royal hier à la Maison de la Région, ce soir à Angoulême. Photo I. D.

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Publié dans Ségolène Royal

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