Verbatim de l'UNIVERSITE POPULAIRE PARTICIPATIVE DU 07 MAI 2010 CASTELNAU DE MEDOC LE POUVOIR D’ACHAT ET LES MEFAITS DE LA REFORME TERRITORIALE. 5ème et dernière partie.

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

10° Intervenant

Cette personne évoque le fait que le mot « nationalisation » semble être devenu tabou au PS. Il estime que l’on tourne en rond. Il estime que les mesures visant à réduire le chômage n’ont que très peu de résultats, en partie parce que les banques sont réticentes à prêter de l’argent. Il estime qu’il faudrait peut-être commencer par le « bon bout » en nationalisant en partie les banques afin que le Pouvoir ait la possibilité de financer des entreprises. Il insiste sur le fait sue les banques doivent être au service de l’Economie et que l’Economie doit être au service des Citoyens. Alors il n’évoque peut-être pas une nationalisation, mais une participation de l’Etat dans les conseils d’administration des banques ainsi que des grandes entreprises. Il souhaite que l’intervention de l’Etat se généralise et il se demande pourquoi ce point n’est pas évoque au PS.

 

REPONSE DE  JEAN LOUIS BIANCO.

Il ne faut pas se satisfaire d’un catalogue de mesures, mais se demander comment on va faire pour appliquer réellement les mesures à prendre si nous revenons aux Affaires. Nationaliser les banques cela coûte extrêmement cher. Nous avons eu complément tort d’en sortir. Pourquoi ne pas imposer dans toutes les banques qu’on a aidé à

 

sortir de la Crise,  une sorte de « Commissaire du Gouvernement » qui contrôle où va l’argent que l’Etat prête aux banques et aux entreprises et s’il est utilisé à bon escient. C’est une mesure facile qui ne couterait pas cher.

Il existe également au niveau du Projet, un fond d’investissement ciblé sur les petites entreprises. Il est également proposé dans la Convention un bon public d’investissement. Appuyé sur la Caisse des dépôts, appuyé sur des bons d’investissement, avec un contrôle de ces fonds dans les grandes entreprises. Et l’idée que l’on doit systématiquement conditionner les aides à des résultats précis en termes d’emploi. Et si les résultats ne sont pas obtenus, et bien il faudra réclamer le remboursement des aides. La plupart de nos Régions sont sur ce genre de dispositions.

Il faudra dire aux gens ce qu’on fera, ce qu’on ne fera pas tout de suite et ce qu’on ne pourra pas faire. Ce sera probablement l’une des tâches les plus difficiles de cette future campagne présidentielle. Mais il existe des ressources. Notamment une grande majorité des aides accordées à des entreprises qui pourraient être récupérées car ces aides n’ont pas d’utilité. Il existe des marges de manœuvre, on ne pourra pas toute faire, mais on pourra quand même faire quelque chose.

 

11° Intervenant

Cette personne souhaite évoquer la progression de la tranche de l’impôt sur le Revenu. Il nous rappelle que sous Giscard, la tranche marginale de l’impôt sur le Revenu était à 68 %, qu’actuellement elle se trouve à 40 %, et que F. HOLLANDE a proposé d’augmenter la tranche marginale à 50 %, comment cela va-t-il s’articuler dans le p^rojet socialiste pour 2012 ?

 

REPONSE DE JEAN LOUIS BIANCO

Cette mesure fera partie du Projet pour 2012, de même le regroupement de la Contribution Sociale Généralisée avec l’impôt sur le Revenu fera partie des mesures que nous prendrons avec également l’idée d’un impôt local proportionnel aux revenus une mesure à laquelle nous  réfléchirons. Revenir à des tranches plus élevées pour els hauts revenus, oui il faudra également le faire.

12° Intervenant

Cet intervenant voudrait revenir sur les aides accordées aux entreprises. Ces entreprises que l’on a aidé partent parfois à l’étranger, commencent par s’en aller et puis finissent par délocaliser complètement. Et l’on ne fait rien. On achète leurs produits. Pourquoi ne pas créer une taxe sur l’importation de ces produits ?

 

13° Intervenant

Cette personne souhaite intervenir sur le PDA et la grande distribution. Localement on pourrait peut-être obliger la grande distribution à acheter local avec certaines règles à respecter.

14° intervenant

Cette personne émet le souhait que tous les cadres UMP de la Caisse des Dépôts fassent l’objet d’une réorientation professionnelle si la Gauche revient aux Affaires en 2012.

 

REPONSE DE JEAN LOUIS BIANCO

Les crises alimentaires, les problèmes de Santé Publique, de coût des transports et les problèmes de survie de l’Agriculture le conduisent à dire qu’il serait intéressant pour nous d’être beaucoup plus auto-suffisants. Cela nous permettrait de mieux contrôler la qualité de nos produits, les coûts de transports en favorisant les circuits courts. Concernant les grandes surfaces, c’est une bataille difficile à mener  qui aurait déjà dû être menée dans le passé, le défi étant d’arriver à contrôler leurs marges. Cela répond également à une demande des agriculteurs car il n’est pas normal que les producteurs soient étranglés. Il faudrait probablement réfléchir à engager une discussion pour que les produits qui rentrent en Europe soient soumis à un minimum de règles sociales et environnementales. Il faudrait peut-être se poser la question.

 

REPONSE DE GILLES SAVARY

Nous traversons une phase difficile, il faut un retour de l’Etat très puissant. Il ne faut rejeter aucune méthode même si elles sont très anciennes. Il faudra savoir gouverner très courageusement et user la norme juridique. Car l’Etat n’est pas toujours vertueux, (il cite l’exemple du Crédit Lyonnais, contrôlé à 100 % par l’Etat). Il faut savoir ne pas être conformiste, il faut savoir ne pas être conservateur. La France pèse 3 villes chinoises et la Chine nous regarde comme si nous étions le Luxembourg. Les Français n’ont pas ça en tête. Nous sommes un peuple qui a vécu un peu au dessus de ses moyens. C’est état de fait est fini car nous sommes dorénavant dominés. S’il faut nous protéger, nous nous protégerons. Mais il ne faut pas penser que l’uNion Européenne soit ouverte à tous les vents. Il existe une norme CE qui sert à quelque chose et de façon massive. Si cette norme n’existait pas nous aurions des produits chinois dans tous les domaines. Le seul problème de l’Europe, c’est qu’elle doit s’entendre. L’Europe est quand même la 1° force exportatrice au monde. On ne peut pas inciter à acheter nos produits et refuser d’acheter les produits des autres. Nous sommes dans un monde très interdépendant. Mettre en place des mesures de protections, certes, mais il faut agir très intelligemment. Car les pays pauvres nous accusent parfois de faire de la « protection de riches ».

 

15° Intervenant

Cette personne pose la question de l’augmentation de l’interventionnisme de l’Etat et se demande dans ce cas-là comment faire également,  pour ne pas augmenter la pression fiscale, sachant que dans nos débats quotidiens les Impôts sont le sujet sensible. On veut bien tous, plus d’Etat mais avec des impôts qui baissent. Donc comment rendre compatible plus d’Etat et une pression fiscale raisonnable ?

16° Intervenant

On évoque  l’Europe et des interdépendances qui en découlent, mais on ne parle pas des mutualisations de l’exploitation des ressources. Il est dommage qu’on ne parle plus des démarches de mutualisation des compétences, des savoir-faire, des richesses. C’est une démarche que l’on ne retrouve pas dans les projets des partis politiques, et c’est dommage.

REPONSE DE JEAN LOUIS BIANCO

On a dit qu’on voulait un Etat fort, mais un Etat fort, c’est un Etat qui sait ce qu’il veut, c’est un Etat qui impose sa volonté politique, c’est un Etat qui fixe des normes, ce n’est pas un Etat obèse. On a dit qu’on était pour plus de décentralisation et si on fait 10 fois moins de lois, 10 fois moins de règlements, de circulaires, on gagnera des millions d’heures de travail de fonctionnaires, de patrons, de syndicalistes, d’élus et de citoyens et que ça, ça fera des économies ! Cette économie, ce sera la Décentralisation et c’est l’Etat qui arrête de se mêler de tout. En revanche, ce qu’on veut, c’est un Etat qui soit capable de dire aux banques et aux entreprises ce qu’il souhaite, qui soit capable d’imposer des normes pour se protéger quand il le faut. Et il ne faut pas nous raconter d’histoire, nous ne serons pas en mesure de baisser les impôts. Simplement le préalable c’est qu’on ait des impôts justes, c'est-à-dire que payent plus la rente et la spéculation, et mois le travail et la production, et que payent plus les riches.

Sur la mutualisation, s’il y a une désaffection du politique, c’est peut-être pour de multiples raisons. D’abord au niveau local, les gens votent, et c’est normal car ils voient, ils constatent ce que font ou ne font pas leurs élus locaux. Ce qui décrédibilise le politique, c’est le fait que des gens disent des choses, et ne les font pas. C’est pour ça qu’il faut dire les choses pour 2012 que nous ferons vraiment. Concernant l’idée de mutualisation, on ne peut pas accepter que l’argent soit la mesure de toute chose. On doit le dire et le prouver comment ? En valorisant le non-marchand. En valorisant l’engagement citoyen et la reconnaissance des droits sociaux. En développant le secteur associatif, coopératif, mutualiste. Il faut montrer que par rapport aux règles des supers profits, à l’argent comme mesure de toute chose, nous avons d’autres valeurs, qui sont des valeurs dans lesquelles nous sommes enracinés au quotidien.

17° intervenant

Cette personne pose la question de la conformité des prélèvements obligatoires tels que la CSG et le RDS avec la réglementation européenne.  Cette personne pose également le problème de la variation des prix à la consommation après le passage à l’euro ainsi que des prix à la consommation des légumes par exemple qui ne tiennent pas compte des saisons.

18° intervenant

Cette personne a été maire pendant 30 ans. Elle pense qu’il faudrait expliquer aux jeunes pourquoi ils doivent voter. Il faudrait leur expliquer par exemple, la réforme du Conseiller Territorial, il faudrait leur expliquer l’Europe (car c’est eux qui ont voté majoritairement non).

FIN DU DEBAT ET DE  L’UPP

Vous pouvez également télécharger en PDF l'intégralité du Verbatim en cliquant sur l'affichette ci- dessous.

 

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Publié dans Agenda: UPP

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