Communiqué DDA Castelnau-de-Médoc : Manifeste en faveur du mouvement social en Outre-mer et en métropole

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Castelnau-de-Médoc le 17/02/2009

Nous sommes pleinement solidaires et sans aucune réserve des manifestations se déroulant depuis près d'un mois en Guadeloupe, puis à la Martinique et qui se répand, peu à peu, en Guyane et à la Réunion.

Les syndicats ont vu leur action appuyée par la population qui a donné plus d'ampleur et de force à ces manifestations.

Mais le plus important est que la solidarité a vu jour dans les D.O.M-T.O.M. Nous devons renoncer à la fatalité. Certains découvrent, d’autres savaient qu’il est possible de saisir l'impossible.

Les ententes, les profits, ne sont pas su de tout le monde, mais sont bien réelles et éclatent enfin au grand jour car une minorité de personnes se « gave » sur la souffrance d'une majorité d'individus.

Cette grève dont celle du 29 janvier dernier en Métropole, était légitime et le demeure. Ceux ou celles qui souhaitent tergiverser dans leurs décisions n'ont rien compris à l'affaire.

Il a fallu une crise économique et maintenant social pour savoir que la vie chère, le problème de pouvoir d’achat ne sont pas subitement apparu en claquant les doigts dans les D.O.M-T.O.M, et en Métropole.

La faute en autre au libéralisme économique écervelé et à une absence complète de régulation dont a profité et profite toujours les mêmes personnes.

Au vu des évènements ultra-marins actuels, vouloir c’est pouvoir, N. Sarkozy, Président de tous les Français, devrait revoir sa politique économique et social, s’il ne veut pas voir la Métropole s’enflammer à son tour, mais en a-t-il une réelle volonté ?

L’Equipe d’animation du comité local Désirs d’Avenir Castelnau-de-Médoc

 

Ps : Ce manifeste écrit hier soir, ne prend pas en compte le drame qui s’est produit sur un barrage aujourd’hui à Pointe à Pitre où Jacques Bino syndicaliste, militant de la CGTG, à trouvé la mort, alors qu’il revenait d'un meeting du LKP, dans la cité Henri IV.

Nous dénonçons le fait que le gouvernement français rejette la faute sur les manifestants, sans même attendre les conclusions de l’enquête, par la bouche, notamment, du préfet de la Guadeloupe.

 
A qui la faute ?

Ce drame est imputable au silence et l’inaction du gouvernement qui depuis huit jours,  a préféré jouer sur le « pourrissement » du mouvement, plutôt que d’apporter des solutions à la situation déplorable que subit la Guadeloupe, mais plus généralement les D.O.M-T.O.M.

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