Allocution de Sarkozy- réactions

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc



L'allocution de Nicolas Sarkozy
par lemondefr

Les syndicats
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT: «Il y a eu de la tension et du sport au cours de cette réunion. Je le dis aux salariés, il faut noter la position intransigeante du Medef lors de cette réunion. Il va falloir pousser plus fort en matière d'emploi, de pouvoir d'achat et plus généralement en matière de considération. Bernard Thibault a qualifié les décisions présidentielles de «série de mesures d'accompagnement social à la crise». Rappelant qu'elles avoisinent 2,6 milliards d'euros, il s'est dit «bien obligé de ramener ce chiffre à la somme de 8 milliards d'euros correspondant à la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises». «Nous nous rendrons à la rencontre unitaire de lundi avec l'esprit de travailler à un prochain rendez-vous revendicatif, qui est programmé le 19 mars», a-t-il prévenu.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT: «L'action syndicale a permis une première inflexion dans la politique gouvernementale. Les quelques mesures annoncées aujourd'hui (...) vont dans ce sens. Mais face à la situation des salariés, les mesures sont insuffisantes». «Comme l'action syndicale commence à payer, la CFDT estime qu'il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement et le patronat. Il faut aller jusqu'à un vrai changement de cap», a-t-il ajouté.

Jean-Claude Mailly, patron de FO: Il a relevé «quelques éléments qui bougent un peu», sur le chômage partiel, la formation et les allègements fiscaux. «Mais c'est beaucoup trop court», a-t-il aussitôt enchaîné, déplorant qu'il y ait «des oubliés». «Nous avons essuyé une fin de non-recevoir sur le Smic et les négociations salariales de branches (...) Pour faire bouger les lignes, il faut maintenir la pression (...) maintenir la journée du 19 mars», a-t-il conclu.

Le patronat
Laurence Parisot, présidente du Medef: «Des discussions ont lieu chaque année dans l'entreprise. Chaque année, quand il y a une négociation salariale annuelle, et il y en a dans quasiment toutes les entreprises, on discute du partage de la valeur ajoutée. Mais il ne saurait y avoir de discussion avec les organisations syndicales sur le sujet au niveau national.»

Les politiques
Opposition
Martine Aubry, première secrétaire du PS: «Le président de la République n'a malheureusement pas pris en compte l'ampleur de la crise. Il s'est au contraire attaché à minimiser la situation de l'économie, alors que notre pays a connu fin 2008 la plus lourde chute de son PIB depuis 1945». «Les annonces qui ont été faites ne sont pas à la hauteur des difficultés auxquelles la France et les Français sont confrontés: 2,5 milliards d'euros sont injectés dans le pouvoir d'achat alors qu'il en faudrait dix fois plus pour éviter le plongeon de l'économie française». «Nous sommes dans l'accompagnement là (où) il faudrait un changement de cap». «La France n'a ce soir malheureusement toujours pas de plan de relance digne de ce nom.»

Benoît Hamon, porte-parole du PS: «Le président de la République fait son petit plan face à ce qu'il considère comme une petite crise» mais «la France reste enlisée au terme de ces annonces: rien qui sur le plan économique change quoi que ce soit à la situation qui était celle du pays», a affirmé l'eurodéputé. «Il y a une série de mesurettes sociales qui ne font pas une politique de justice sociale». Parmi ces mesures, ajoute Benoît Hamon, il y en a qui «mettront probablement un peu de baume sur la situation de quelques Français» mais «qui ne viennent pas au soutien du pouvoir d'achat de millions de Français qui aujourd'hui sont confrontés à l'endettement, aux factures non payées et aux difficultés croissantes».

Henri Emmanuelli, député PS des Landes: Ces mesures «ne constituent en réalité qu’un train de mesurettes, qui laisse sur le quai les vraies attentes des Français en matière de pouvoir d’achat». «Annoncer "entre 1,6 et 2,6 milliards d’euros" en faveur des classes démunies, soit moins de 0,1% du PIB, n’est pas à la hauteur de l’enjeu». «L’impression de saupoudrage domine». «Nicolas Sarkozy a peut-être répondu au Medef mais certainement pas aux salariés de ce pays».

Jean-Luc Mélenchon, sénateur et fondateur du Parti de Gauche: «pirouettes et causettes ne font pas une politique à la hauteur des circonstances». «Une fois de plus, le président ruse et agite des leurres. Il profite de la crise pour faire avancer encore le modèle de société où les salariés et l'Etat sont mis à contribution tandis que les actionnaires voient leurs superprofits épargnés et leur égoïsme social encouragé».

Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem: Nicolas Sarkozy a annoncé «une addition de mesures un peu désordonnées, qui donnent un sentiment de saupoudrage. Les fonds débloqués ne sont pas au niveau». «En outre, ceux qui ont le plus besoin d'être soutenus ne sont pas aidés.»

Dominique Voynet, sénatrice des Verts: «Le président s'en tient au service minimum, et ne change pas de cap». «Tant qu'il ne reviendra pas sur le paquet fiscal, il n'y aura pas de véritable plan de relance, mais un plan de communication perpétuellement recommencé.»

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale: «Les 2,6 milliards débloqués en faveur des ménages représentent à peine 10% de l'effort accordé aux entreprises. "L'esprit de justice" présidentiel demeure pingre.»

Nathalie Arthaud et Arlette Laguiller, de Lutte ouvrière: «Sarkozy fait du vent. Qu'il récolte la tempête!». «Il a annoncé une série de mesurettes qui apporteront quelques centaines d’euros de plus cette année à un certain nombre de personnes dans le besoin, mais rien à côté des cadeaux qu’il a multipliés en faveur des plus riches.»

Olivier Besancenot, leader du NPA: «Tous ensemble contre le mépris». «Celles et ceux qui souffrent de la crise, des licenciements, du pouvoir d'achat qui recule, les travailleurs qui sont descendus dans la rue par millions ne peuvent que se sentir déterminés à poursuivre, développer la mobilisation contre la politique de Sarkozy.»

Communiqué du PCF: Les mesures «sont à mille lieues des enjeux de la situation économique et sociale actuelle». «Au final, toujours pas de changement de cap», «au contraire, il maintient les réformes destructrices».

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article