Total s’engraisse… mais Total dégraisse

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

Par Christophe – animateur Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

 

Total ne devrait pas manquer de s'attirer de nouveau les foudres de l'opinion publique, en effet on a appris aujourd’hui la confirmation d’une info annoncée, il y a quelques jours, que malgré des bénéfices colossaux en 2008 de 13,9 milliards d'euros, le pétrolier français va supprimer 306 postes* d'ici à 2012.

La réaction de Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, pourrait prêter à sourire si cette situation n’était pas dramatique, en effet celui-ci déclarait à la mi journée, je le cite : « Je trouve cela scandaleux », … "En cette période de crise, beaucoup d'entreprises sont dans des situations dures, ne font plus de bénéfices, ont des chiffres d'affaires dégradés et font pour autant tous les efforts possibles pour garder leurs salariés, notamment dans les PME. Qu'un groupe comme Total qui fait plusieurs milliards de bénéfices ne soit pas capable dans cette période d'avoir un comportement exemplaire en termes d'emploi me reste en travers de la gorge". Mais de qui se moque t-on ? la politique engagée par Sarkozy, depuis son arrivée à la tête va dans le sens de la décision prise par Total, cette complicité n’est pas étrangère à la dégradation de l’emploi en France. L’état a pourtant les moyens d’empêcher que de telles situations se produisent, car de telles méthodes ne sont pas dignes d’entreprises de renom, mais s’apparente, surtout, à des méthodes de voyous.

L’indignation c’est bien, mais l’action c’est mieux, qu’attend le gouvernement pour taper du point sur la table, et refuser ces licenciements de confort (actionnaires bien sûr), ou pour refuser la baisse du pouvoir d’achat … oh il y a une solution, écoutez plutôt Serge Dassault :


Dassault "il faut surtout pas augmenter les salaires"
par politistution

Il fallait y penser, lui le chantre de l’égoïsme, ou du chacun pour soi, rien de surprenant, c’est le discours prôné par notre président Sarkozy….tiens, tiens.

En attendant ce sont des salariés kleenex, qui en supportent les conséquences, cela dans l’indifférence générale, et chose surprenante dans bons nombres d’entreprises, c’est les RTT qui volent au secours du chômage partiel, et pourtant cette loi appelée aussi je crois « loi sur les 35 heures », et je crois aussi me rappeler que cette dernière était le mal qui avait mis notre économie à genoux, viens servir d’amortisseurs à des entreprises engluées (à tors ou à raison) dans des difficultés économiques. Ces difficultés économiques sont dues, il faut dire grâce à un jeu de Monopoly virtuel, joués par des apprentis sorciers, qui crient à l’aide, après avoir largement surévalués leurs compétences. Ce résultat catastrophique, entraine l’économie mondiale dans le mur, et cela pour des années.

* Le site de Gonfreville (Seine-Maritime), près du Havre, perdra 130 emplois. Les autres suppressions concernent l'usine de Carling (Moselle), avec 64 postes touchés, le pôle de recherche et développement de Mont/Lacq (Pyrénées-Atlantiques), avec 25 postes, le siège social à La Défense avec 33 postes. En outre, l'usine de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) doit fermer, entraînant la disparition de 54 postes.

Par ailleurs, 249 postes seront supprimés dans le raffinage d'ici 2013, dont 199 à la raffinerie de Gonfreville a indiqué la CGT en marge d'un comité central d'entreprise. Outre cette raffinerie, c'est le siège à La Défense (Hauts-de-Seine) qui est affecté. Etant donné que chaque poste dans le raffinage peut être occupé par plusieurs salariés, la CGT chiffre à 309 le nombre total d'emplois réellement concernés, dont 268 à Gonfreville. (Source : la Tribune)

 

A bon entendeur…

Christophe


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