Eva Joly accuse Rachida Dati d'"imposture"
L'ex-magistrate dénonce une "imposture" de la Garde des Sceaux, estimant qu'elle agit "pour faire plaisir au président" au lieu d'avoir recours aux services "compétents" de la Chancellerie concernant les "biens mal-acquis" de responsables africains.
Rachida Dati dans le colimateur d'Eva Joly. L'ex-magistrate anti-corruption, co-listière de Daniel Cohn-Bendit pour les européennes pour Europe-Ecologie en Ile-de-France, a dénoncé lundi 25 mai comme une "imposture" l'action de la ministre de la Justice concernant les "biens mal-acquis" de responsables africains.
Plainte contre X
Concernant les "biens mal-acquis" de la Françafrique, Rachida Dati "ne se sert pas des services de la Chancellerie techniquement compétents, elle décide pour faire plaisir au président de la République", a poursuivi Eva Joly, au côté de Me William Bourdon, président de l'Association Sherpa.
Sherpa a déposé début décembre avec l'ONG Transparency international (TI) une plainte contre X sur "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France", visant trois chefs d'Etat africains: Omar Bongo (Gabon), Sassou N'Guesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale).
Une convention anti-corruption