Une claque pour Lefebvre : son amendement sur le Télétravail durant un congé maladie rejeté
Le texte donnait aux employés inaptes à la reprise du travail la possibilité de demander de poursuivre leur travail depuis chez eux. La commission l'a rejeté. L'Assemblée devrait faire de même.
L'amendement du député et porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre visant à permettre les salariés, via le télétravail, à poursuivre leur activité professionnelle pendant leur congé maladie a été rejeté lundi soir en commission, a-t-on appris mardi 26 mai de source parlementaire.
Le rapporteur UMP du texte Jean-Frédéric Poisson ainsi que les députés de la majorité et de l'opposition se sont prononcés contre la disposition lors de son examen en commission des Affaires sociales, a-t-on indiqué de même source.
Ce rejet laisse présager d'un vote similaire lors de l'examen de cet amendement dans l'hémicycle, probablement mercredi.
Indemnités suspendues
"L'intérêt de la poursuite du contrat de travail est évident pour le salarié à qui elle permettrait, au minimum, de maintenir sa rémunération, à nombre d'heures de travail effectuées équivalent", détaille l'exposé des motifs.
"L'employeur pourrait également être incité à encourager le passage au télétravail en se voyant offrir une réduction de charges sociales, financée par les économies réalisées par la caisse d'assurance maladie, qui n'aurait plus à verser d'indemnité au télétravailleur", lit-on également.
Le passage au télétravail serait "de droit pour le salarié" sauf si l'employeur démontre que l'activité ne peut se poursuivre que dans les locaux de l'entreprise.
"A côté de la plaque"
"C'est complètement à côté de la plaque", a réagi Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, qui s'est dit inquiet des conséquences de cette disposition sur la santé au travail. Mais pour Frédéric Lefebvre, "dans un congé maladie, vous pouvez parfaitement être handicapé et maintenu à votre domicile sans pour autant avoir perdu ni vos facultés intellectuelles, ni votre énergie". Sans compter "le risque qu'à votre retour les choses aient été bouleversées dans l'entreprise", a-t-il ajouté.
"Plutôt que d'être éloignés très longtemps" du travail, il propose donc que les volontaires poursuivent leur activité, éventuellement à temps partiel. "Ca peut vous donner une sécurité" en vue du retour dans l'entreprise, assure-t-il.
Volontariat