Airbus A330: Des débris d'un avion découverts par le Brésil
CATASTROPHE - L'armée brésilienne n'est pas en mesure de dire s'il s'agit bien de l'Airbus d'Air France...
Alors que les recherches se poursuivent ce mardi pour tenter de localiser l'Airbus d'Air France qui s'est mystérieusement abîmé en plein milieu de l'Atlantique, entre Rio de Janeiro et Paris, avec 228 personnes à bord, dont 73 Français, l'armée de l'air brésilienne dit avoir découvert de «petits débris» d'un avion dans l'Atlantique. Ils ont été localisés à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Norohna.
Selon notre correspondante au Brésil, une tâche de kérosène et un siège flottant aurait attiré l'attention des avions qui survolaient le Nord Ouest de Fernando de Noronha, dans la nuit de lundi à mardi autour d'une heure du matin. Un avion a été envoyé sur la zone au lever du soleil et a confirmé à 6h49 locales (10h49 en France) la présence de débris dispersés dans un rayon de 60 km.
Pas de chance de retrouver des survivants
La Force aérienne brésilienne va récupérer les débris pour des tests et les identifier. Le porte-parole a souligné qu'on ne pouvait pas confirmer qu'il s'agissait de l'avion d'Air France tant qu'au moins «une pièce avec un numéro de série, une identification» n'aurait pas été retrouvée. Interrogé sur la possibilité de retrouver des survivants, le colonel Jorge Amaral a répondu «non».
Les recherches se sont intensifiées ce mardi. Le Brésil a mobilisé six avions, deux hélicoptères ainsi que trois navires qui faisaient route vers la zone où l'avion a disparu, à 1.100 km de la ville de Natal, sur la côte nord-est du Brésil, et à 100 km de l'espace aérien du Sénégal. Deux appareils militaires français, un Atlantique 2 et un Falcon 50, avaient repris les recherches à l'aube au-dessus de l'Atlantique pour tenter de localiser l'appareil. L'«Atlantique 2», un appareil de patrouille maritime, avait focalisé ses recherches sur une zone où un pilote brésilien avait signalé dans la nuit avoir aperçu des lueurs orangées sur l'eau, a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. Ces traces étaient le seul indice relevé jusqu'à la découverte des débris.
Mais Il est impossible de savoir s'il s'agit de bouées ou même de feu.
Des recherches rendues difficiles par les conditions météo
Les recherches du côté français s'étaient malgré tout révélées infructueuses. «La météo n'était pas du tout favorable (lundi, pour les recherches), du fait de la présence d'un front intertropical (...) avec une zone nuageuse très, très orageuse», a souligné Laurent Mathou, commandant de la base aérienne de l'armée française à Dakar. Le chef de bord de l'équipage de l'appareil «Bréguet Atlantique» qui a participé à l'opération, David Turquet, a confirmé que la mission avait été «très perturbée» par des averses et des turbulences très fortes. «Malheureusement, nous n'avons détecté aucune émission de balise de détresse» sur le trajet prévu de l'avion, a relaté le lieutenant de vaisseau «Turquet».
«Douze heures dans le tambour d'une machine à laver»: c'est le sort promis aux équipages des deux Atlantique 2 partis affronter les intempéries légendaires du «pot au noir», a confirmé le capitaine de corvette Frédéric-Pierre Giannantoni à l'AFP.
Retrouver les boîtes noires
Deux bâtiments de la Marine nationale, le «transport de chalands de débarquement», «La Foudre» qui menait un exercice non loin du Portugal et la frégate «Ventôse», venue des Antilles, font quant à eux route vers la zone probable de la disparition du vol AF447.
Ils devraient arriver «sur zone» d'ici à la fin de la semaine, selon le commandant Prazuck.
Les recherches ont pour objectif de retrouver les boîtes noires de l'appareil afin de découvrir les circonstances du drame. «Retrouver les boîtes noires» est «une priorité absolue», a déclaré ce mardi Jean-Louis Borloo, ministre chargé des Transports. Mais avec une profondeur pouvant atteindre les 6.000 mètres, ces recherches pourraient de prendre beaucoup temps.
(avec agence) et Charlotte Valade (au Brésil)