Sauvons les Riches : «Corbeil sous tutelle, Dassault sous curatelle !»

Publié le par Désirs d'Avenir Castelnau-de-Médoc

« Sauvons les riches » a achevé hier soir sa triomphale «tournée des grands ducs» chez un vieux baron. Un commando s’est immiscé au Conseil municipal de Corbeil-Essonnes (91), pour interpeller son sénateur-maire (UMP), le légendaire Serge Dassault: quatrième fortune de France, 90ème du monde, vendeur d’armes, patron de presse et fils de son père. Une caricature, qui illustre à merveille les conséquences de l’abus de richesses sur le bon fonctionnement de notre démocratie.

 

En effet, ce fils à papa de 84 ans, doyen du Sénat (où il est intervenu… trois fois seulement en 2009) et maire de Corbeil depuis 1995, a vu sa dernière réélection l’an dernier contestée par le rapporteur du Conseil d’Etat lui-même. Après enquête, celui-ci a en effet estimé que Serge Dassault s’était rendu coupable d’un «don d’argent avec contrepartie électorale». En clair, Dassault distribue les billets de banque aux jeunes des cités en échange de leurs suffrages.

 

 

Avec ce type de clientélisme moyenâgeux, on atteint le summum du mépris des électeurs, en les dépossédant de la seule arme dont ils disposent théoriquement à égalité avec les puissants: leur bulletin de vote.

Notre commando, déguisé en infirmiers de chocs, au son du célèbre hymne de Dallas («Coooooorbeil, ton univers impitoyable!»), a donc fait irruption en plein conseil municipal en jetant des billets de banque à l’assistance aux cris de «Votez Serge Dassault». La police municipale, connue pour sa délicatesse (cf cet extrait insoutenable d’une journaliste de France Inter agressée en direct par les nervis du baron ici), nous a finalement jetés dehors, sans avoir pu nous empêcher toutefois de scander notre slogan de circonstance: «Corbeil sous tutelle, Dassault sous curatelle».

Serge_dassault2N’oublions pas en effet, Dassault est tellement incompétent qu’il est incapable de boucler un budget sincère, obligeant la préfecture à prendre la tutelle de la ville. Bref, un homme à la dérive qui entraîne une ville entière dans sa déchéance morale. «Derrière toute grande fortune, il y a un crime», disait Balzac. Derrière la fortune de Serge Dassault, comme d’habitude, il y a son père, Marcel Dassault, authentique industriel parti du bas de l’échelle, qui s’est enrichi en vendant des armes tout autour de la planète, sans s’embarrasser de considérations morales, notamment quand il vendait des avions de combat au régime sud-africain de l’apartheid… En même temps, si les vendeurs d’armes avaient une morale, ils vendraient des fleurs.

En son temps, dans les années 1960, Marcel Dassault avait déjà truqué, d’une certaine manière, le suffrage universel, en façonnant un personnage politique de toutes pièces, en lui créant même au passage un journal local à sa gloire pour faciliter son parachutage dans une circonscription gagnable. Objectif (réussi): pouvoir compter sur un jeune loup de la politique à ses ordres au sein du gouvernement de De Gaulle. Le nom de la créature: Jacques Chirac.

Serge Dassault a lui aussi son petit journal local, qui s’appelle Le Figaro, où il ne se prive pas d’intervenir dans les choix de la rédaction au gré de ses humeurs ou de son business, et où il se targue de diffuser quelques «idées saines». Par exemple, le beau Serge déclare que «la grève est un cancer». Hélas, déplore-t-il, «les chefs d’entreprise ne peuvent plus faire ce qu’ils veulent». Contrairement à son pays modèle, la Chine, «où les salariés dorment au travail» et «font du bon boulot». Quant au respect de la loi, Serge Dassault a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour «corruption», en 1998. On est bien là dans la plus totale confusion des genres, autorisée par une accumulation d’argent sans limite, qui laisse croire au vieil homme que tout s’achète et tout se vend.

Et la dynastie Dassault n’est pas terminée, puisque le fils de Serge, Olivier, est déjà député (UMP bien sûr) de l’Oise. Sans parler de ses autres enfants: Laurent, chargé des investissements du groupe Dassault dans le domaine de la viticulture et président du Conseil d’Artcurial; Thierry, spécialisé dans l’intelligence économique; Marie-Hélène, responsable de la communication et du mécénat. C’est pas beau la méritocratie à la française?

Notre action de salubrité publique, menée sous les hourras de l’opposition, en particulier de notre hôte du jSauvons corbeilour, le résistant local Jacques Picard, s’est terminée sur les marches de la mairie de Corbeil, où nous avons trouvé (par hasard, promis !) une banderole «Sauvons… Corbeil-Essonnes», souvenir d’une manifestation antérieure. Nous nous en sommes emparés aussitôt, ainsi que d’une casquette «Police municipale». Hélas, il a fallu rendre la prise de guerre. Mais l’agent a accepté de l’échanger contre un T-shirt officiel Sauvons les riches. La Révolution d’Octobre a réussi grâce au ralliement des marins de Kronstadt. L’histoire retiendra peut-être que la révolution démocratique à Corbeil-Essonnes a démarré avec le ralliement de la police municipale !

Source : http://sauvonslesriches.fr

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M
Je sais pour avoir haibter cette ville longtemps que tout n'y est pas rose mais je tiens à souligner que lorsque nous avons eu exceptionnellement besoin de bosn alimentaires et d'une aide financière ponctuelle, ils nous ont été octroyés sans trop de difficultés et sans contrepartie électorale. J'ai habité à deux rue de la mairie et il est vrai que la rénovation a un coût certes mais les impôts locaux sont les mêmes qu'à Savigny-le -Temple ville socialiste depuis trente ans qui les a augmenté !J'ai apprécié de pouvoir y faire pendant deux ans en tant qu'adulte des cours de contrebasse pour moins de 100 euros l'année et de me marier danbs une belle mairie et au cloître saint spire en marchant dans ce quartier sur de jolis pavés ! Sans prendre sa défense, tirer sur Dassaeult c'est une chose faut-il encore reconnaître certains bons c^^otés des choses qui sont accessibles à tous les citoyens de la ville. Nb: celà va faire troise ans que j'habite savigny-le-temple et que je suis première sur liste d'attente au conservatoire !
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