Invitation: UPP "Les Français peuvent-ils encore croire en la valeur travail?" - 28 octobre 2009

Depuis le mois de janvier 2008, 25 salariés de l’entreprise France Télécom se sont donnés la mort.
Mardi 20 octobre 2009, les salariés de Pôle emploi se sont mis en grève. Surcharge de travail avec l'afflux massif de demandeurs d'emploi depuis le début de la crise, effectifs insuffisants, fusion à marche forcée, formations trop courtes pour devenir polyvalents, management par objectifs, sous-traitance au privé figuraient parmi les motifs de mécontentement exprimés. Un suicide et cinq tentatives de suicides sur le lieu de travail ont été reconnus par la direction, selon les syndicats. Selon le directeur général de Pôle emploi, "Il ne faut pas assimiler ce qui se passe à France Télécom à Pôle emploi". Jugeant les difficultés liées à la crise, Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, et Xavier Darcos, Ministre du Travail lui emboîtent le pas. . Chômage, insécurité professionnelle, fermeture de sites en masse : Gooodyear, New Fabris, Molex, Arcelor Mittal, Continental, la liste est longue. Un questionnaire pour « évaluer l’état psychologiques des salariés » a pourtant été distribué au personnel de Pôle Emploi. Comme à France Télécom.
Quoi qu’il en soit, ces situations révèlent un profond malaise social.
La souffrance au travail n’est pas un thème réellement nouveau. Elle se manifeste différemment selon les classes sociales, les catégories professionnelles et les époques. Il semble cependant qu’aujourd’hui, les logiques féroces du capitalisme ultra-libéral et financier jouent un rôle non négligeable dans l’amplification de ce mal-être social.
Quelle est l’influence des nouvelles méthodes de management sur l’efficacité et le bien-être des salariés ? Quel arbitrage peut-on faire entre le partage du travail et l’antienne électorale du « travailler plus pour gagner plus » ? La valeur travail demeure-t-elle une donnée fondamentale de nos sociétés contemporaines ? Voici quelques unes des thématiques que nous aborderons au cours de ce débat.
A très bientôt
L'équipe de Désirs d'avenir Paris