S. Royal: « On n'a pas le temps de se compter »
En bonne professionnelle de la politique, Ségolène Royal affiche toujours un sourire impeccable. Même quand elle a l'air de s'ennuyer un peu. Les anciens abattoirs de Cognac, c'est autre chose que la scène du Zénith parisien. Mais la candidate à sa réélection à la tête de la Région Poitou-Charentes a fait le boulot, samedi après-midi, lors de son escale cognaçaise.
Elle y était accueillie par le maire Michel Gourinchas, qui conduit la liste du PS en Charente. Dans son intervention, il a vanté les projets qui font selon lui bouger la ville, avec le soutien de la Région. Il n'a toutefois pas évoqué le dossier des musiques actuelles et le sort incertain de West Rock, habituel habitant des abattoirs.
La salle était largement garnie. Assis devant la scène aux côtés de Ségolène Royal, la Charente affichait son riche gisement d'élus pour le PS, les sénateurs Nicole Bonnefoy et Michel Boutant, les députés Marie-Line Reynaud et Jean-Claude Viollet, le conseiller général et animateur du mouvement pro-Royal Désirs d'avenir, Jean-Pierre Denieul.
Chacun à son tour a salué le bilan de l'équipe présidée par Ségolène Royal, et décoché des flèches à l'UMP Dominique Bussereau.
La tête de liste s'est chargée elle-même de régler quelques comptes avec Europe Ecologie, qui songe à se maintenir au deuxième tour dans une triangulaire périlleuse. « Je ne crois pas à l'écologie punitive, celle qui se traduit par une hausse d'impôt. Nous avons tendu la main aux Verts. Face à l'urgence, aujourd'hui, on n'a pas le temps de se compter. »
« Je compte sur vous pour mobiliser autour de vous. Les gens commencent tout juste à réfléchir sur leur vote », a-t-elle enjoint à l'assistance, avant de participer à une rencontre avec des habitants du quartier de Crouin dans un bar.