Ségolène Royal incarne toujours l’espoir à gauche
La campagne des régionales qui s'ouvre va le confirmer. D'ailleurs les instituts de sondage chargés de commenter l'opinion publique ne s'y trompe pas: Ségolène Royal rassemble les couches populaires et très largement. Des couches populaires qu'on a toujours prétendu être le “cœur” de la gauche et qui avait échappé au parti socialiste depuis l'ère Jospin-Aubry-DSK-Fabius. Non pas que leur politique était ouvertement anti-populaire, mais de par leur pratique et de par leur impossibilité de s'opposer au libéralisme triomphant. Ce n'est pas en proposant des mesures d'aides sociales et de soutien aux couches populaires qu'on reconquiert leur estime et leur vote. La preuve en a été atteint ce 21 Avril 2002. Une véritable catastrophe pour la gauche.
Dans cette analyse complète de la fondation Res Publica, ce qui frappe est la pertinence et la totale compréhension des réponses apportées par Ségolène Royal à ces catégories populaires. Celles qui souffrent, qui sont défavorisées et qui ne croient plus en rien. Déjà en 2007 elles étaient massivement revenues pour voter ce qui correspondait déjà à un phénomène électoral surprenant puisque cela faisait longtemps que la politique française n'avait pas de nouveau attiré les citoyens. Le duel Sarkozy-Royal y fût pour beaucoup, et même si Sarkozy a convaincu la moitié des ouvriers avec son gagner plus en travaillant beaucoup plus…, l'autre moitié est revenue voter pour la gauche. Ce qui n'était plus arrivé depuis 1981!
On sait aussi que les quartiers populaires ont massivement voté pour Ségolène Royal, de même que les forces vives de la nation. Seuls les retraités lui ont massivement manqué puisqu'ils ont voté largement pour Sarkozy faisant ainsi la différence.
L'expérience de 2007 montre que Ségolène Royal avait commencé la reconquête populaire pour la gauche avec un message très clair centré sur la puissance publique au service des citoyens, tout en remettant le socialisme au cœur du pacte républicain donc de la nation. En sortant le socialisme du carcan de son positionnement idéologique ouvriériste elle a paradoxalement reconquis les ouvriers! Car ceux-ci ne croient plus aux vieilles recettes ni aux vieilles lunes. Ils ne veulent pas non plus avoir le sentiment qu'on ne les inclut pas dans le pacte républicain avec la nation. Les couches populaires font partie intégrante de la nation et en leur redonnant la fierté d'elles-mêmes Ségolène Royal avait su tisser avec elles un lien de confiance.
Cette reconquête commencée pendant l'élection présidentielle de 2007 semble se poursuivre puisque 69% des ouvriers semblent décidés à voter pour elle au deuxième tour. C'est donc bien qu'ils perçoivent l'action positive et le volontarisme politique de Ségolène Royal pour dynamiser son territoire en y associant les couches populaires. Elles se sentent respectées et surtout elles sentent bien que ce n'est pas du populisme démagogique à la Sarkozy. C'est du concret. Les citoyens peuvent s'appuyer sur la réalité de sa politique.
On peut donc dire que Ségolène Royal redonne des couleurs à la gauche, incarne l'espoir à gauche. Qui d'autre peut se targuer de porter cet espoir à gauche aussi massivement? C'est donc par la preuve que Ségolène Royal reconquiert les couches populaires. En multipliant les aides et le soutien, mais aussi en les accompagnant et en les dynamisant lorsqu'il s'agit de s'émanciper. Cet espoir à gauche elle va devoir le concrétiser lors de ces élections régionales pour pouvoir continuer à le porter en 2012 pour le pays. C'est du moins ce que nous sommes nombreux à espérer.